
HORROR VACUI AMOR VACUI HORROR VACUI AMOR VACUI HORROR VACUI AMOR VACUI

Horror Vacui est un projet d' exposition immersive qui place le visiteur au cœur d’une expérience physique et philosophique. Un premier espace — le Dédale — le plonge dans un labyrinthe de réfrigérateurs évidés, de barricades de chantier et de gabions remplis de fossiles contemporains : écrans, plastiques, électronique obsolète. Tout est visible, rien n’est accessible. Puis un passage étroit s’ouvre sur le Sanctuaire, où l’espace se dilate et les œuvres des artistes apparaissent dans la lumière. Le choc entre les deux zones constitue le cœur de l’expérience — le passage physique de la saturation à l’ouverture, de la peur du vide à la possibilité de l’habiter.
L’exposition réunit des artistes de premier plan.
DÉVOILER LE POTENTIEL DE LA MATIÈRE
Ce projet est né d’une initiative de la MRC de La Vallée-du-Richelieu, dans le cadre de son entente de développement culturel avec le gouvernement du Québec. C’est Sabrina Brochu, agente de développement culturel de la MRC, qui en a porté la vision initiale — et qui a confié à la Fondation Jordi Bonet le mandat de la réaliser avec une liberté curatoriale totale. Ce geste de confiance est rare. Il mérite d’être nommé.
La mission était claire : faire sentir au public que cette matière que nous rejetons n’est pas un déchet — c’est une ressource. Peut-être, comme le formulait Ginette Bureau lors du panel public, les seules ressources que nous aurons demain. Treize artistes professionnels ont relevé ce défi en transformant des matières extraites des écocentres de la Vallée-du-Richelieu — métaux, plastiques, bois, composantes d’électroménagers — en œuvres sculpturales qui ne recyclent pas : elles transmutent. Près de 1 000 visiteurs en trois jours au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire ont confirmé ce que nous pressentions : l’art peut provoquer une prise de conscience là où la communication ne fait qu’informer.




