top of page

RÉSULTATS DE RECHERCHE

35 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Partenaires | Fond Jordi Bonet

    Découvrez les partenaires institutionnels et privés qui soutiennent les expositions d'art contemporain de la Fondation Jordi Bonet à Mont-Saint-Hilaire. L'ART FAIT CE QUE LA PUBLICITÉ NE PEUT PAS Depuis 2018, la Fondation Jordi Bonet unit le monde de la culture et celui des affaires pour créer des preuves tangibles d'engagement. UN ÉCOSYSTÈME QUI GRANDIT Institutions publiques, entreprises et collaborateurs : ils soutiennent notre mission et rendent nos projets possibles Partenaires institutionnels Partenaires privés QUAND UN REBUT DEVIENT UNE OEUVRE Le public ne rejette pas l'économie circulaire — il ne la connaît pas assez pour y participer. Les campagnes de sensibilisation et les rapports ESG rejoignent un public déjà convaincu. Pour éduquer les autres, il faut un véhicule différent. Ce constat n'est pas le nôtre seul. Le gouvernement du Québec investit 758 millions de dollars dans sa Feuille de route en économie circulaire tout en reconnaissant que la transition exige des modèles innovants. Le CALQ consacre 5 millions à faire circuler les œuvres et à renforcer la médiation culturelle. L'ex-PDG de RECYC-QUÉBEC participe à nos panels. Quand les institutions publiques, les conseils des arts et les figures de la société civile convergent vers la même conclusion — que l'art peut éduquer là où la communication ne fait qu'informer —, ce n'est plus une intuition. C'est une direction. La Fondation Jordi Bonet propose une réponse par l'acte. Nos expositions transforment des matériaux récupérés en écocentres — bois de construction, métaux, objets du quotidien — en œuvres d'art de calibre international, validées par des institutions muséales et portées par des artistes reconnus. Ce n'est pas un discours sur l'économie circulaire. C'est une démonstration devant public. Mais la Fondation porte une mission plus large, enracinée dans la vision de Jordi Bonet : l'art comme outil de transformation sociale. En parallèle de cette écologie des matériaux, nos activités — expositions, encans-bénéfice thématiques, ateliers de médiation culturelle, panels publics, capsules vidéo et projets éducatifs — travaillent à développer chez le citoyen l'intelligence émotionnelle — condition première de l'esprit critique, sans lequel aucune écocitoyenneté véritable n'est possible. Comprendre pourquoi on surconsomme avant de comprendre comment recycler. Sentir avant de trier. Pour un partenaire, s'associer à la Fondation pendant quatre ans, c'est soutenir un projet qui agit sur deux fronts indissociables : la transition écologique et la capacité collective à penser, ressentir et agir autrement. CE QUE NOUS AVONS DÉJÀ DÉMONTRÉ Dévoiler le potentiel de la matière — Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, novembre 2025 Treize artistes professionnels ont transformé des matériaux récupérés en écocentres en œuvres sculpturales devant plus de 350 visiteurs par jour. Un panel animé par Émilie Perreault (ICI Première) a réuni des acteurs clés de l'économie circulaire — dont Ginette Bureau, ex-PDG de RECYC-QUÉBEC — dans une conversation publique sur le rôle de l'art dans la transition écologique. L'événement a généré une couverture médiatique nationale et confirmé que le modèle est prêt à se déployer à l'échelle du Québec. Ce qui se prépare HORROR VACUI/AMOR VACUI 2026-2029 Fort du succès de Dévoiler le potentiel de la matière, la Fondation développe actuellement son projet le plus ambitieux : Horror Vacui, une exposition-installation itinérante qui explorera la peur du vide — cette pulsion contemporaine de combler chaque espace par l'accumulation d'objets, d'informations, de certitudes. Le dispositif scénographique transformera des réfrigérateurs récupérés en écocentres en une architecture immersive. Les visiteurs traverseront un espace qui incarne physiquement la thèse de l'économie circulaire, portée par 7 à 11 artistes professionnels recrutés par appel de dossiers et comité de pairs, selon les normes CARFAC-RAAV. Le projet prévoit une itinérance dans des institutions muséales reconnues à travers le Québec en 2028-2029, culminant avec le 50e anniversaire du décès de Jordi Bonet — un événement commémoratif d'envergure nationale. Découvrir PALIERS DE PARTENARIAT HORROR VACUI/AMOR VACUI 2026-2029 Le palier Présentateur inclut une exclusivité sectorielle absolue : un seul partenaire par industrie au plus haut niveau. Les paliers Majeur, Associé et Ami sont ouverts sans restriction de secteur. Palier 1 — Partenaire Présentateur Le plus haut niveau d'engagement. Votre nom est associé au titre du projet : Horror Vacui/Amor Vacui présentée par [Entreprise]. Vous bénéficiez d'une exclusivité sectorielle absolue, d'une visibilité de premier plan sur l'ensemble des supports, de droits d'utilisation complets des images pour vos rapports ESG, de 6 invitations VIP par vernissage, de rencontres privées avec les artistes, d'une présence dans le catalogue et d'une mention dans le volet 50e anniversaire de Jordi Bonet. Engagement sur la durée complète du projet (4 ans, 2026-2029). Palier 2 — Partenaire Majeur Un engagement significatif avec une visibilité proéminente sur tous les supports imprimés et numériques (après le Présentateur), une mention dans les communiqués de presse, 4 invitations VIP par vernissage et un rapport d'impact sommaire annuel. Aucune exclusivité sectorielle — plusieurs partenaires d'un même secteur peuvent coexister à ce palier. Engagement sur la durée complète de 4 ans. Palier 3 — Partenaire Associé Un engagement par lieu d'itinérance qui vous positionne comme un allié du projet. Mention sur la page web de l'événement, 1 invitation VIP au vernissage du lieu, remerciement au vernissage. Possibilité de contribution en nature (transport, matériaux, services professionnels). Ouvert sans restriction de secteur ni de nombre. Palier 4 — Ami de la Fondation Un soutien ponctuel ou récurrent qui contribue directement à la réalisation du projet. Votre nom est inscrit sur le site web de la Fondation (section Amis) et dans le rapport annuel. Reçu fiscal émis pour la portion admissible. Ouvert à tous — entreprises, fondations, individus — sans restriction. POURQUOI MAINTENANT ? Les appels de dossiers et les démarches auprès des lieux de diffusion sont en cours. Les partenaires qui s'engagent dès 2026 ne s'associent pas uniquement à Horror Vacui — ils sont présents sur l'ensemble des activités de la Fondation pendant quatre ans : expositions en institutions muséales et en lieux alternatifs, encans-bénéfice thématiques, ateliers de médiation culturelle, panels publics, capsules vidéo et projets éducatifs. C'est quatre années de visibilité continue, pas un logo sur une affiche pendant trois mois. Les premiers partenaires bénéficient du statut de Partenaire Fondateur — une reconnaissance qui perdurera tout au long du déploiement national. Vous souhaitez explorer un partenariat avec la Fondation Jordi Bonet ? Téléchargez notre dossier de partenariat pour découvrir les détails de notre proposition, ou contactez-nous directement pour une conversation. NOUS CONTACTER Laurent Bonet Directeur général et artistique Fondation Jordi Bonet info@fondationjordibonet.info laurent.bonet.fjb@gmail.com

  • Contact | Fond Jordi Bonet

    Contactez la Fondation Jordi Bonet à Mont-Saint-Hilaire. Renseignements sur les expositions, les projets en cours et les possibilités de partenariat en art contemporain. FORMULAIRE DE CONTACT Envoyer un message Merci pour votre message info@fondationjordibonet.info FONDATION JORDI BONET SOUTENIR LA FONDATION Votre don permet à la Fondation Jordi Bonet de poursuivre ce qui la fonde : concevoir des expositions exigeantes, accompagner des artistes dans leur parcours professionnel et ouvrir l'art contemporain à de nouveaux publics à travers le Québec. Un reçu fiscal est émis pour tout don de 20 $ et plus. TYPE DE DON Unique Unique Mensuel Mensuel Montant 20 $ 20 $ 50 $ 50 $ 100 $ 100 $ 200 $ 200 $ Autre Autre 0/100 UN MOT POUR NOUS Faire un don de 20 $

  • Conditions d'utilisation | Fond Jordi Bonet

    Conditions d'utilisation du site de la Fondation Jordi Bonet : droits d'auteur, protection des données personnelles et utilisation du contenu. Conforme au droit québécois. CONDITIONS D'UTILISATION Dernière mise à jour : 19 février 2026 En accédant au site fondationjordibonet.info (le « site »), vous acceptez les présentes conditions d'utilisation. Si vous ne les acceptez pas, veuillez cesser d'utiliser le site. Objet du site Le site de la Fondation Jordi Bonet a pour objet de présenter la mission, la programmation, les projets et les activités de la Fondation, ainsi que de permettre les dons, les adhésions, les inscriptions aux événements et l'abonnement aux communications. Utilisation acceptable Vous vous engagez à utiliser ce site à des fins licites et conformes aux présentes conditions. Il est interdit de reproduire, modifier, distribuer ou exploiter commercialement le contenu du site sans autorisation écrite préalable ; d'utiliser le site d'une manière susceptible de l'endommager, de le désactiver ou de nuire à son fonctionnement ; de collecter des données personnelles d'autres utilisateurs. Dons et transactions Les dons effectués via le site sont traités par des prestataires de paiement sécurisés. Les reçus officiels aux fins d'impôt, le cas échéant, sont émis conformément aux exigences de l'Agence du revenu du Canada. Les dons sont définitifs et non remboursables, sauf erreur manifeste. Propriété intellectuelle L'ensemble du contenu du site est protégé par le droit d'auteur. Les conditions détaillées figurent dans les Mentions légales. Liens externes Le site peut contenir des liens vers des sites tiers. La Fondation n'exerce aucun contrôle sur ces sites et décline toute responsabilité quant à leur contenu ou leurs pratiques en matière de confidentialité. Limitation de responsabilité Le site est fourni « tel quel ». La Fondation ne garantit pas que le site sera exempt d'interruptions ou d'erreurs. La Fondation décline toute responsabilité quant aux dommages résultant de l'utilisation ou de l'impossibilité d'utiliser le site. Modifications La Fondation se réserve le droit de modifier les présentes conditions à tout moment. La version en vigueur est celle publiée sur le site à la date de votre visite. Droit applicable et juridiction Les présentes conditions sont régies par les lois du Québec et les lois fédérales du Canada. Tout litige sera soumis aux tribunaux compétents du district de Montréal. Contact Pour toute question relative aux présentes conditions, écrivez à laurent.bonet.fjb@gmail.com . 659, Cardinal, Mont-Saint-Hilaire J3H3Z4 Q.C.

  • Encan 2024 | Fond Jordi Bonet

    Encan-bénéfice 2024 de la Fondation Jordi Bonet. Ventes d'oeuvres d'art comntemporain au profit des projets d'exposition et d'éducation artistique de la Fondation. ENCAN-BÉNÉFICE 2024 Une double filiation. Commissaire : Laurent Bonet · Production : Fondation Jordi Bonet L'encan-bénéfice annuel de la Fondation n'est pas une vente. C'est un exercice curatorial à part entière — un dispositif où chaque œuvre offerte par un artiste est resituée dans un champ de résonances qui en déplace la lecture. Pour l'édition 2024, la grille proposée reposait sur une double filiation. Celle de Jordi Bonet i Godó, muraliste et sculpteur, pionnier de l'art public au Canada, dont le travail a inscrit dans la matière brute — béton, cuivre, céramique — une présence à la fois monumentale et spirituelle, profondément enracinée dans la modernité québécoise. Et celle de son cousin, Jordi Bonet Armengol, architecte en chef de la Sagrada Família de 1987 à 2012, héritier direct de la pensée organique de Gaudí, qui a consacré vingt-cinq ans à poursuivre une œuvre où la structure se confond avec le sacré. Deux Jordi Bonet. Deux pratiques distinctes — la sculpture et l'architecture — traversées par une même intuition : que la forme, lorsqu'elle atteint sa justesse, cesse d'être un objet pour devenir un seuil. Plus de 80 artistes québécois ont répondu à l'appel. Leurs œuvres — peintures, sculptures, estampes, œuvres sur papier — ont été présentées non pas comme un catalogue de lots, mais comme une constellation organisée autour de cette double présence. Chaque pièce entrait en dialogue, par la matière, le geste ou l'intention, avec l'héritage commun des deux cousins : un art qui unit la forme au sens, le concret au transcendant, l'ancrage territorial à l'aspiration universelle. L'encan-bénéfice demeure un des leviers de financement de la Fondation Jordi Bonet. Il permet de soutenir la programmation curatoriale, les projets de médiation et le développement des expositions à venir — dont Horror Vacui – L'économie de la gratitude, actuellement en développement. La Fondation s'engage dans l'avenir à redistribuer aux artistes un pourcentage significatif sur chaque vente. Ce n'est pas un détail logistique — c'est un principe. Nous savons ce que représente le don d'une œuvre, et nous tenons à ce que la générosité des artistes ne soit pas à sens unique. La Fondation remercie l'ensemble des artistes qui ont contribué à ses encans-bénéfice depuis 2023. Leur engagement a rendu possible le développement de notre programmation. Daniel-Vincent Bernard, Dominic Besner, Victoria Block, André Boisvert, Huguette Bouchard Bonet, Laurent Bonet, Mathieu Boutin, Jérémie Boudreault, Sylvie Caya, Yvon Coderre, Jean Comeau, Joann Côté, Geneviève Dagenais, Mathilde Démoli, François-René Despatis L'Écuyer, Élaine Despins, Lucie Diotte, José Drouin, Montserrat Duran Muntadas, Yéchel Gagnon, Dominique Gaucher, Brigitte Gendron, Marie-Josée Gustave, Reno Hébert, Mathieu Laca, Claude Lafrance, Chantal Lagacé, Asmae Laraqui, Jiwan Larouche, Jibé Laurin, Pierre Leblanc, Geneviève LeBel, Michel Leclerc, Arthur Loth, Cédric Loth, Jocelyn Lussier, Vincent Lussier, Paule Mainguy, Fouad Mansour, Amélie Marchand, Alexandre Masino, Claude Millette, Patrick Monast, Pascale Montpetit, Catherine Morin, Yann Normand, Gérald Parent, Véronique Pépin, Jérôme Poirier, Marie-Josée Roy, Amer Rust, Alain Salesse, Marie-Ange Samon, Julie Savard, Galina Stetco, Line St-Jean, Noël Thibault, Jean-Simon Trottier, Kyoka Tsukamoto, Laurent Viens, François Vincent, Simon Vincent, Janna Yotte.

  • Fondation Jordi Bonet | Art contemporain

    Soirée VIP et activation publique de l'exposition Dévoiler le potentiel de la matière (2025). Panel animé par Émilie Perreault. Fondation Jordi Bonet. UNE ACTIVATION EXEMPLAIRE Quand l'exposition devient lieu de convergence La MRC de La Vallée-du-Richelieu ne s'est pas limitée à produire une exposition. Autour de Dévoiler le potentiel de la matière, elle a conçu une véritable activation culturelle — une programmation événementielle qui a transformé le vernissage en plateforme de maillage entre les milieux artistique, entrepreneurial, institutionnel et citoyen. La soirée VIP du 20 novembre 2025, tenue au Centre civique de Mont-Saint-Hilaire en marge de l'exposition au Musée des beaux-arts, a pris la forme d'un 5 à 7 structuré en deux temps : une visite médias exclusive de l'exposition à 17 h, suivie d'un panel public animé par l'autrice et journaliste Émilie Perreault, réunissant Simon Paré-Poupart (auteur d'Ordures!, invité d'honneur), l'artiste internationale Raphaëlle de Groot, la professeure et fondatrice du Centr'ERE Lucie Sauvé, ainsi que Ginette Bureau, présidente du Comité 21 Québec. Ce format de panel — croisant une voix terrain (le vidangeur-auteur), une voix artistique, une voix académique et une voix de gouvernance en développement durable — a généré un espace de dialogue rare, où la question écologique n'était pas traitée en silo mais comme un enjeu transversal, ancré simultanément dans le geste, la pensée et l'action collective. Pour les entreprises et partenaires présents, la soirée a offert une occasion de réseautage à forte valeur ajoutée. Contrairement aux cocktails de circonstance, l'événement proposait un contenu substantiel — un cadre de réflexion partagé autour de l'économie circulaire, de la revalorisation des matières et de la responsabilité écologique — qui a permis aux acteurs économiques régionaux de se positionner non pas simplement comme commanditaires, mais comme participants actifs d'une conversation culturelle à portée sociale. La présence de Desjardins, Caisse Beloeil–Mont-Saint-Hilaire, témoigne de cet ancrage : un partenariat fondé sur des valeurs communes plutôt que sur une visibilité de surface. Pour le public, l'activation a permis d'accéder à un niveau de lecture que l'exposition seule n'offre pas. Le croisement des perspectives — le savoir incarné de celui qui manipule les déchets au quotidien, le regard critique de l'artiste, la rigueur de la chercheuse, la vision systémique de la gouvernance — a enrichi l'expérience de visite et transformé le spectateur en interlocuteur. L'événement a ainsi rempli une fonction de médiation culturelle au sens fort : non pas vulgariser un contenu, mais créer les conditions d'une rencontre entre des intelligences habituellement cloisonnées. Avec près de 1 000 visiteurs en trois jours d'ouverture, Dévoiler le potentiel de la matière a démontré qu'une programmation événementielle bien conçue amplifie considérablement la portée d'une exposition — tant en termes de fréquentation que de profondeur d'engagement. Pour la MRC de La Vallée-du-Richelieu, cette activation constitue un modèle reproductible : la preuve qu'une entente de développement culturel, lorsqu'elle laisse place à l'intelligence curatoriale, peut produire des retombées qui dépassent largement le cadre de la diffusion artistique pour irriguer le tissu social et économique d'un territoire. La Fondation Jordi Bonet remercie chaleureusement Desjardins — Caisse de Beloeil-Mont-Saint-Hilaire — pour son soutien essentiel à la réalisation de notre mission. LaA SOIRÉE DU 20 NOVEMBRE 2025 Regards croisés Le panel réuni par la MRC de La Vallée-du-Richelieu le 20 novembre 2025 n'a pas été conçu comme une table ronde sur l'environnement. Il a été pensé comme un dispositif de croisement — quatre intelligences distinctes, convoquées pour faire apparaître ce qu'aucune d'entre elles, seule, ne pouvait formuler. Émilie Perreault qui animait la soirée, incarne précisément cette conviction que la culture n'est pas un supplément d'âme mais un levier de transformation. Chroniqueuse aux côtés de Paul Arcand pendant six ans, animatrice d'Il restera toujours la culture sur ICI Première, autrice de Service essentiel, elle a installé les conditions d'un dialogue qui ne se réfugie ni dans l'abstraction ni dans le slogan. Simon Paré-Poupart invité d'honneur, a apporté ce que personne d'autre dans la salle ne pouvait offrir : vingt ans de contact physique avec ce que nous jetons. Sociologue de formation devenu vidangeur par choix, auteur d'Ordures! Journal d'un vidangeur (Lux Éditeur), il incarne un savoir incarné — celui de l'homme qui voit, chaque matin, la face matérielle de nos habitudes de consommation. Sa parole n'est pas celle du militant ; c'est celle du témoin. Raphaëlle de Groot — Prix Sobey pour les arts (2012), représentante du Canada à la Biennale de Venise, artiste dont la pratique se construit toujours à partir d'une rencontre avec un territoire et ses communautés — a déplacé la conversation vers le geste. Sa présence, à la fois comme panéliste et comme artiste exposante, a permis de rendre visible ce que le commissariat proposait comme hypothèse : que l'art ne commente pas la crise écologique, il en travaille les affects. Lucie Sauvé professeure émérite à l'UQAM et fondatrice du Centr'ERE, pionnière de l'éducation relative à l'environnement dans la francophonie, a ancré le dialogue dans une exigence critique. Sa position — refus d'une écologie purement technocratique, insistance sur la justice sociale et la participation citoyenne — a offert au public un cadre pour comprendre que la question du déchet n'est jamais seulement une question de gestion : c'est une question de rapport au monde. Ginette Bureau avocate et biologiste, ex-PDG de RECYC-QUÉBEC pendant plus de cinq ans, présidente de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec de 2015 à 2025, récipiendaire du Prix PDG Vert et de la Médaille Charles III, a apporté la perspective systémique — celle de quelqu'un qui a opéré à l'intérieur des institutions de la transition et qui connaît à la fois leurs capacités et leurs angles morts. Le croisement de ces quatre voix — terrain, création, recherche, gouvernance — a produit exactement ce qu'une programmation événementielle bien conçue rend possible : non pas un consensus, mais une densité de regard. Le public n'a pas assisté à une conférence sur l'environnement ; il a été exposé à quatre manières radicalement différentes de se tenir devant le même problème. C'est cette multiplicité de postures, et non un message unique, qui constitue la véritable médiation culturelle. Site de la MRCVR

  • Horror Vacui | Fond Jordi Bonet

    Horror Vacui / Amor Vacui : exposition itinérante 2027–2029 commissariée par Laurent Bonet. Une exploration de la peur du vide comme condition contemporaine, avec des artistes de haut calibre dont Raphaëlle de Groot. HORROR VACUI/AMOR VACUI 2026-2029 Projet d'expositions itinérantes CORPUS ARTISTIQUE Le corpus s'articule autour de cinq axes de recherche qui traversent l'horror vacui comme condition contemporaine : l'accumulation et la densification de l'espace ; l'entropie et la menace du vide ; l'absence et la perte comme présence ; la répétition et la saturation obsessionnelle ; le vide comme expérience sensorielle. Ces axes ne sont pas des catégories étanches — ils dessinent un arc narratif que la scénographie rend physiquement perceptible, de la densité compulsive au dépouillement. Les artistes sont réunis par le commissaire pour leur capacité singulière à habiter le propos de l'exposition et à en structurer les pôles. Leur présence relève d'une lecture curatoriale précise et documentée. En parallèle, un appel de dossiers ouvert, évalué par un comité de pairs indépendant selon les normes CARFAC-RAAV, assure la diversité des voix et l'ouverture du projet au-delà du regard du commissaire. Dans chaque lieu d'itinérance, un artiste ancré dans la région d'accueil se joint au corpus, assurant un dialogue entre l'exigence curatoriale et l'ancrage territorial. Le projet vise un corpus de huit à onze artistes professionnels reconnus à l'échelle nationale et internationale, dont les profils incluent des lauréats ou finalistes de prix majeurs, des artistes représentés dans des biennales internationales et des praticiens dont la démarche est portée par les institutions muséales canadiennes. Cette exigence de calibre n'est pas un exercice de prestige : elle garantit au public, aux lieux d'accueil et aux partenaires la densité intellectuelle et formelle qu'un projet de cette envergure requiert. Le projet pilote Dévoiler le potentiel de la matière (2025), présenté au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, a permis de développer et de valider la méthodologie scénographique et curatoriale sur laquelle Horror Vacui se construit — nouvelle cohorte, dimension patrimoniale inédite, ambition d'itinérance provinciale. VOLET PATRIMONIAL — JORDI BONET (1932–1979) Un volet consacré à des dessins et encres inédits de Jordi Bonet, issus des archives de la Fondation, traverse l'ensemble du parcours. Présenté l'année du 50e anniversaire de son départ, ce volet tisse la filiation entre la force brute du geste monumental et la tension contemporaine entre accumulation et dépouillement. Il n'est pas le centre de l'exposition : il en est la racine. SCÉNOGRAPHIE Le visiteur ne regarde pas l'exposition. Il la traverse. Un premier espace — le Dédale — le plonge dans un labyrinthe de réfrigérateurs évidés, de barricades de chantier et de gabions remplis de fossiles contemporains : écrans, plastiques, fragments de notre consommation ordinaire. Tout est visible, rien n'est accessible. Puis la ligne de fracture : un passage étroit ouvre sur le Sanctuaire, où l'espace se dilate et les œuvres des artistes apparaissent dans la lumière. Le choc entre les deux zones est le cœur de l'expérience — le passage physique de la saturation à l'ouverture, de la peur du vide à la possibilité de l'habiter. Le dispositif est modulaire, conçu pour s'adapter à des salles de 200 à 400 m² tout en conservant son impact. ITINÉRANCE Horror Vacui est conçu dès l'origine comme un projet itinérant. L'exposition circulera dans des centres d'exposition et des musées à travers le Québec entre 2027 et 2029, chaque présentation enrichie d'un artiste d'ancrage local et d'une programmation de médiation adaptée au milieu. Des démarches sont en cours auprès de plusieurs lieux d'accueil. La scénographie modulaire — réfrigérateurs, barricades, gabions, cimaises — voyage avec l'exposition ; le commissaire supervise chaque montage et assure une visite inaugurale dans chaque lieu. INSTITUTIONS D'ACCUEIL Horror Vacui s'inscrit dans des lieux institutionnels professionnels — centres d'exposition reconnus, musées régionaux et métropolitains — dont les équipes techniques, les infrastructures d'éclairage et les conditions de conservation permettent de déployer le dispositif scénographique dans toute son ampleur. La Fondation fournit l'intégralité du matériel scénographique et des œuvres ; l'institution met à disposition ses cimaises, son gril technique et son expertise locale. Cette complémentarité produit, dans chaque salle, une expérience calibrée au lieu tout en restant fidèle au propos curatorial. (Oeuvre de Marie-Josée Gustave et de Gérald Parent , exposition Couples artistes 2024 ) MÉDIATION NUMÉRIQUE Chaque artiste bénéficie d'un dispositif de médiation intégré à l'exposition, offrant un portrait approfondi — sa démarche, son parcours, l'ensemble de son œuvre au-delà de la pièce exposée. Des capsules vidéo du commissaire et des artistes, des projections en salle et un documentaire prolongent l'expérience sur les plateformes numériques. L'ensemble du contenu — vidéo, photographie, textes — est produit par la Fondation et mis à disposition de chaque institution pour alimenter ses propres canaux de communication. MÉDIATION CULTURELLE La médiation d'Horror Vacui n'explique pas les œuvres — elle crée les conditions pour que la rencontre ait lieu. Le programme se déploie sur plusieurs registres : visites commentées par le commissaire, ateliers de création à partir de matières trouvées, rencontres avec les artistes, conférences publiques. Un dossier pédagogique arrimé au Programme de formation de l'école québécoise ouvre des passerelles naturelles vers les arts plastiques, l'éthique, la philosophie et les sciences. Pour les milieux communautaires et les organismes de soutien psychosocial, le propos de l'exposition — le rapport au vide, au deuil, à la transformation — offre un terrain de résonance particulièrement porteur. Chaque programme est conçu en concertation avec l'institution d'accueil, qui connaît ses publics mieux que quiconque. Ce projet se construit maintenant. → Horror Vacui

  • Arbre 2023 | Fond Jordi Bonet

    Devenir comme l'arbre (2023) : exposition thématiquede la Fondation Jordi Bonet explorant le dialogue autour de l'art contemporain et le vivant. DEVENIR COMME L'ARBRE Commissaire : Laurent Bonet, Fondation Jordi Bonet — 2023 Il y a dans l'arbre quelque chose qui nous précède et qui nous survivra. Quelque chose qui ne relève ni du symbole ni de la métaphore, mais d'une intelligence plus ancienne que le langage — celle d'un être qui a résolu, bien avant nous, l'équation fondamentale : comment tenir debout dans un monde qui ne cesse de bouger. Devenir comme l'arbre n'était pas une exposition sur la nature. C'était une invitation à penser autrement notre enracinement — dans un lieu, dans un corps, dans une époque. Premier temps fort de l'année 2023 pour la Fondation Jordi Bonet, cette exposition inaugurale a marqué un renouveau : celui d'une fondation qui, après une période de latence, reprenait racine elle-même pour se redéployer avec une énergie renouvelée. L'arbre comme référence Si l'arbre fascine, c'est qu'il incarne une paradoxale immobilité en mouvement. Enraciné, il ne fuit pas. Exposé, il ne se protège pas. Il accueille ce qui vient — la lumière comme la tempête — et transforme chaque contrainte en croissance. Cette posture, à la fois vulnérable et souveraine, traversait l'ensemble des œuvres réunies ici. Quinze artistes — Mathieu Laca, Jérôme Poirier, Claude Millette, Dominique Gaucher, Jordi Bonet, Geneviève LeBel, Amer Rust, Jibé Laurin, Élaine Despins, Marie-Josée Roy, Line St-Jean, Daniel Bernard, Joann Côté, Pierre Leblanc et Laurent Bonet — ont répondu chacun à leur manière à cette question silencieuse que pose l'arbre : et toi, où pousses-tu ? Du visible à l'invisible L'exposition déployait un parcours où le végétal n'était jamais illustration, mais toujours passage. Passage du visible à l'invisible, de la forme à la force, de l'objet contemplé à l'expérience vécue. Certaines œuvres évoquaient la lenteur des cycles, ce temps long du vivant que notre époque de l'instantané peine à comprendre. D'autres exploraient les réseaux souterrains — ces mycorhizes de la pensée où ce qui se transmet entre les êtres échappe à toute mesure. La présence d'œuvres de Jordi Bonet aux côtés de créateurs contemporains inscrivait ce dialogue dans une temporalité élargie. Comme l'arbre qui porte en ses anneaux la mémoire de chaque saison traversée, l'exposition portait en elle la mémoire d'un geste fondateur — celui d'un artiste pour qui la matière était déjà langage, et le langage, déjà matière vivante. Un enracinement contemporain Devenir comme l'arbre , c'était aussi interroger ce que signifie être enraciné à l'ère de l'accélération permanente. Non pas un retour nostalgique à la terre, mais une proposition radicale : celle de penser la lenteur comme résistance, la verticalité comme éthique, la ramification comme stratégie de survie. Chaque œuvre, à sa façon, portait cette intuition que notre rapport au vivant ne se réparera pas par la seule conscience écologique, mais par une transformation plus profonde de notre manière d'habiter le monde — et d'abord, de notre manière de regarder. Cette exposition a constitué le premier volet d'une trilogie d'événements qui ont ponctué l'année 2023 de la Fondation, suivie d'un encan-bénéfice d'œuvres d'art et d'un événement de land art urbain au Jardin Daniel A. Séguin. Trois gestes, trois manières de dire qu'une fondation d'art contemporain n'est pas un lieu de conservation, mais un organisme vivant — qui pousse, qui se ramifie, qui offre son ombre à ceux qui s'en approchent. Artistes exposants : Mathieu Laca · Jérôme Poirier · Claude Millette · Dominique Gaucher · Jordi Bonet · Geneviève LeBel · Amer Rust · Jibé Laurin · Élaine Despins · Marie-Josée Roy · Line St-Jean · Daniel Bernard · Joann Côté · Pierre Leblanc · Laurent Bonet

  • Médiation 2024 | Fond Jordi Bonet

    Activités de médiation culturelle 2024 de la Fondation Jordi Bonet. Programmation éducative en lien avec les expositions d'art contemporain. KAPUT 2025 Merci au Festival Kaput ! et à la Ville de Beloeil d’avoir rendu possible ce moment de rencontre. Dans nos villes parfois déshumanisées, où la solitude gagne du terrain, ces événements sont essentiels. L’art devient alors un prétexte magnifique pour se regarder, se parler, s’écouter. Avec Geneviève LeBel et François-René Despatis L’Écuyer, nous avons partagé bien plus que des œuvres : un instant d’humanité et de poésie. Merci de nous rappeler que l’art rassemble, et qu’il nous relie les uns aux autres

  • Geneviève LeBel | Fond Jordi Bonet

    Geneviève LeBel, sculpteure en art contemporain. Éloge de la contrainte : carton alvéolé IKEA transfiguré en colonne verticale. Exposition DPM, Fondation Jordi Bonet. Geneviève LeBel Originaire de Squatec dans le Témiscouata, Geneviève LeBel vit et travaille à Montréal. Formée en arts visuels à l'Université Laval, elle poursuit parallèlement une pratique de sculpteure et de scénographe — elle a travaillé comme conceptrice et chargée de projet dans le milieu scénographique, une expérience qui inscrit dès le départ sa pensée sculpturale dans la question de l'espace habitable plutôt que du seul objet. La matière première de LeBel est le papier — non comme surface mais comme fibre, comme mémoire d'arbre. Pulpe de coton, carton alvéolaire, papier mâché se combinent au plâtre, au ciment de gypse, à la cire d'abeille, à l'acier et au bronze pour produire des formes verticales dont l'échelle tutoie celle du corps. La série des Colonnades en constitue l'axe central : figures debout, souvent acéphales ou à peine coiffées d'une tête émergente, dont les strates empilées et les surfaces texturées — alvéoles, cannelures, écorces — créent une porosité entre intérieur et extérieur. Ce ne sont pas des statues mais des architectures : la cage thoracique devient charpente, le fût devient colonne, les cavités internes sont aussi actives que les surfaces visibles. L'œuvre Témiscouata (2024, ciment de gypse, bois, cire d'abeille, fibre de papier, 234 cm) et En hommage au vent (2022, pulpe de coton St-Armand, acier, cuivre et laiton, 254 cm) marquent ce vocabulaire d'une verticalité forestière — celle du territoire natal. C'est précisément cette porosité qui fonde le tournant actuel de la démarche. LeBel a entrepris de numériser en scan 3D l'intérieur de ses propres sculptures — les creux, les cavités, les alvéoles inaccessibles au regard — pour transposer ces espaces cachés en environnements immersifs. Le geste est un renversement de la logique sculpturale traditionnelle : là où le sculpteur travaille ordinairement le dehors, LeBel propose de pénétrer le dedans. La sculpture cesse d'être un objet à regarder et devient un lieu à habiter. Les formations en arts numériques, mapping vidéo et scénarisation immersive qu'elle a suivies à la Société des arts technologiques (SAT) alimentent ce passage du physique au virtuel, non comme rupture technologique mais comme prolongement d'une intuition déjà inscrite dans les structures alvéolaires des pièces physiques : l'idée que l'espace le plus actif d'une sculpture est celui qu'on ne voit pas. En parallèle, le projet #30plages déplace la sculpture hors de l'atelier et de la galerie. Des bustes en plâtre sont posés sur les grèves du Bas-Saint-Laurent à marée basse — exposés au vent, à l'eau, à la lumière changeante, au temps réel du fleuve. L'intervention renverse le rapport habituel de la sculpture à son environnement : ce n'est plus le lieu qui accueille l'œuvre mais l'œuvre qui se soumet aux conditions du lieu. Le territoire d'origine — le Témiscouata, les forêts, le fleuve — revient ici non comme nostalgie mais comme protocole. À propos

  • François René Despatis L'Écuyer | Fond Jordi Bonet

    François René Despatis L'Écuyer, artiste en installation. OUI : tiges de tempos et bois de construction, une invitation lumineuse. Exposition DPM, Fondation Jordi Bonet. François-René Despatis L'Écuyer Né à Terrebonne en 1981, vit et travaille à Terrebonne. Autodidacte, en atelier depuis 2000. Séjours de travail à La Pocatière puis à Amsterdam (2010-2012), où il expose à plusieurs reprises. Membre du RAAV et du Conseil de la sculpture du Québec. Œuvres dans des collections publiques et privées au Québec et à l'international. Impliqué en médiation culturelle dans Lanaudière et participant aux projets de la Fondation Jordi Bonet depuis 2023. La pratique pose un problème précis : comment la couleur cesse-t-elle d'être surface pour devenir milieu. Despatis L'Écuyer travaille par champs chromatiques — huile, acrylique, aquarelle, pastel, fusain, sable, bois — organisés autour d'un dispositif récurrent : la ligne d'horizon. L'horizon n'est pas ici un motif paysager mais un protocole de composition. Il divise le plan, crée une symétrie réfléchie — ce que l'artiste appelle des « horizons ouverts reflétés qui se dédoublent, où une dimension en suggère une autre » — et installe un seuil perceptuel entre deux registres chromatiques. Le tableau fonctionne moins comme image que comme dispositif : on n'y reconnaît pas un paysage, on y entre dans un rapport de densité, de vibration, de profondeur optique. Le fil — matériau textile, non pictural — intervient directement dans les tableaux comme élément linéaire réel. Cousu à la surface, il trace des frontières physiques dans des espaces que la peinture laissait indéfinis : il introduit relief, ombre portée, tension matérielle dans le plan. Ce geste d'hybridation — un matériau qui transgresse les limites du médium pour en redéfinir les coordonnées — annonce le basculement vers le tridimensionnel. Car la pratique a opéré un déplacement décisif. Despatis L'Écuyer « fait sortir le tableau du bidimensionnel pour qu'il occupe le même espace que nous » : lignes, matières découpées, éléments assemblés composent des ensembles immersifs où la peinture déborde de la surface vers le volume. L'espace devient médium. Le passage du 2D au 3D n'est pas un changement de discipline mais l'aboutissement logique d'une recherche sur la couleur comme environnement — le color field qui devient champ habitable. Le Livre tableau (série d'œuvres visuelles contenant chacune 12 poèmes et 12 illustrations) avait déjà fissuré la clôture du support, traitant la page comme tableau et le tableau comme séquence. Les séries — Nuages, Les Vagues, Océan debout, Stratification, Les Migrateurs, Bois-Bois, Cœur Solaire — nomment moins des thèmes qu'une cartographie d'états physiques : densité, mouvement, superposition, verticalité, migration. Ce lexique élémentaire (ciels, mers, strates, passages) ne relève pas du paysagisme mais d'une phénoménologie : les titres désignent des dynamiques (se lever, se déplacer, se stratifier) qui sont aussi bien celles de la matière picturale que celles du corps dans l'espace. L'artiste rapporte qu'une spectatrice, confrontée à ses bleus profonds, est passée de la peur à l'apaisement en traversant l'exposition — l'anecdote vaut comme indice de méthode : la couleur ne représente pas un état, elle le produit. C'est cette efficacité perceptuelle — la capacité du champ chromatique à modifier la posture du regardeur — qui fonde le passage à l'installation et inscrit la pratique dans le territoire de l'art contemporain comme expérience plutôt que comme contemplation. À propos

  • Médiation 2023 | Fond Jordi Bonet

    Activités de médiations culturelle (2023)de la Fondation Jordi Bonet. ateliers, échangeset rencontres autour de l'art contemporain au Québec. TOUT EST GAÏA 2023 La médiation Le dispositif pédagogique ne fonctionnait pas en marge des œuvres — il en était la condition de production. Le jumelage artistes-étudiants n'était pas un programme de mentorat classique ; il instaurait une situation de travail partagé où deux savoirs — celui de la terre cultivée et celui de la matière sculptée — devaient cohabiter dans un même geste. Pour les étudiants en horticulture, l'expérience déplaçait les catégories acquises en formation : le végétal n'était plus seulement un organisme à gérer mais un matériau expressif ; le jardin n'était plus un espace à entretenir mais un terrain de composition. Pour les artistes, la collaboration imposait de rendre leur processus lisible, négociable, transmissible — un exercice qui modifie la pratique elle-même. Plus de 2 000 visiteurs ont traversé le parcours pendant les Journées de la culture. La médiation s'est opérée à deux niveaux : par la rencontre directe avec les équipes de création au travail — le public assistait au processus autant qu'au résultat — et par le caractère éphémère des œuvres, qui rendait chaque visite irréversible. Rien à acheter, rien à conserver. Seulement un regard à poser, dans le temps qu'il reste.

  • Politique de confidentialité | Fond Jordi Bonet

    Politique de confidentialité de la Fondation Jordi Bonet. Collecte de données, protection des renseignements personnels et droits des utilisateurs. Conforme au droit québécois. POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ 1. POLITIQUE DE CONFIDENTIALIT Dernière mise à jour : 19 février 2026 La Fondation Jordi Bonet (« nous ») s'engage à protéger vos renseignements personnels conformément aux lois applicables, notamment la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (Loi 25). Responsable de la protection des renseignements personnels (RPRP) Laurent Bonet, Directeur général Courriel : laurent.bonet.fjb@gmail.com Adresse : Fondation Jordi Bonet, Mont-Saint-Hilaire (Québec), Canada Renseignements que nous recueillons Identité et contact : nom, courriel, téléphone, adresse postale. Dons et transactions : montants, préférences fiscales, historique des interactions. Communications : abonnements, réponses à nos formulaires, inscriptions à des activités. Données techniques (collecte automatique) : adresse IP, type d'appareil et de navigateur, pages consultées, durée de visite, source de référence (via cookies et mesures d'audience). Pour les mineurs de moins de 14 ans, le consentement du titulaire de l'autorité parentale est requis. Finalités et bases légales Nous utilisons vos renseignements pour gérer vos dons, reçus officiels, adhésions et inscriptions (exécution de services et obligations légales) ; communiquer sur nos activités, ateliers, événements et campagnes (consentement, retrait possible à tout moment) ; améliorer nos services et notre site (intérêt légitime : statistiques, sécurité) ; répondre à vos demandes. Certaines communications sont transactionnelles (confirmation, reçu fiscal) et ne sont pas soumises au désabonnement. Témoins (cookies) et analytique Nous utilisons des cookies pour faciliter la navigation, personnaliser l'expérience et mesurer l'audience. Vous pouvez les gérer via les paramètres de votre navigateur. Un bandeau de consentement s'applique aux cookies non essentiels lors de votre première visite. Partage et transferts Nous ne vendons pas vos renseignements. Nous les partageons uniquement avec nos fournisseurs de services (traitement de paiements, hébergement, infolettre, formulaires, analytique), liés par des engagements de confidentialité, et avec les autorités si la loi l'exige ou pour protéger nos droits. Vos données peuvent être hébergées ou accessibles hors du Québec ou du Canada. Avant tout transfert, nous évaluons la protection offerte par le pays destinataire ou mettons en place des sauvegardes contractuelles adéquates. Sécurité Nous appliquons des mesures administratives, techniques et physiques proportionnées aux risques (contrôle d'accès, chiffrement en transit, sauvegardes). En cas d'incident de confidentialité présentant un risque sérieux de préjudice, nous notifierons la Commission d'accès à l'information du Québec et les personnes concernées. Conservation Dossiers de dons et comptabilité : 7 ans (exigences légales). Infolettre : jusqu'au désabonnement. Inscriptions et relations : durée du programme plus 24 mois. À l'échéance, suppression ou anonymisation sécurisée. Vos droits Vous pouvez accéder à vos renseignements, les corriger, retirer votre consentement, vous opposer à certains traitements, demander la portabilité dans un format technologique structuré, et vous désabonner de nos communications. Pour exercer vos droits, écrivez au RPRP à l'adresse indiquée ci-dessus. Si une réponse ne vous satisfait pas, vous pouvez porter plainte à la Commission d'accès à l'information du Québec (CAI). Communications électroniques (LCAP) Nous envoyons des messages commerciaux avec votre consentement explicite. Chaque message comprend un lien de désabonnement fonctionnel. Les messages purement transactionnels ne sont pas soumis au consentement promotionnel. Modifications Nous pouvons mettre à jour cette politique. La date de mise à jour sera modifiée en conséquence et, en cas de changement important, un avis sera publié sur le site. Contact : laurent.bonet.fjb@gmail.com

bottom of page