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- À propos | Fond Jordi Bonet
Organisme de bienfaisance fondé en 1997, la Fondation Jordi Bonet crée des expositions thématiques d'art contemporain au Québec. Mission, valeurs et engagement pour l'éducation artistique. MISSION La Fondation Jordi Bonet produit et diffuse des expositions d'art contemporain à travers le Québec. Fondée en 1997 pour perpétuer l'héritage de Jordi Bonet (1932–1979) — muraliste, sculpteur et figure majeure de l'art public au Canada —, elle a relancé ses activités de programmation en 2023 sous la direction artistique de Laurent Bonet. La Fondation conçoit des projets curatoriaux itinérants, des encans-bénéfice à portée curatoriale et des programmes de médiation culturelle. Sa programmation se déploie autour de trois axes : l'économie de la matière, le rapport au vivant et le développement de l'intelligence émotionnelle par la pratique artistique. Depuis 2023, elle a engagé plus de 170 artistes professionnels, présenté des expositions dans des lieux institutionnels reconnus et maintenu une fréquentation moyenne de plus de 300 visiteurs par jour d'exposition. La Fondation respecte intégralement les barèmes CARFAC-RAAV et reverse aux artistes une part significative des ventes réalisées lors de ses encans-bénéfice. Ce n'est pas une politique — c'est une position : nous existons par les artistes et pour eux. JORDI BONET A IMAGINÉ Jordi Bonet a imaginé cette fondation en 1978, un an avant sa mort. Le projet est resté en dormance pendant près de deux décennies, jusqu'à ce que son épouse Huguette Bouchard Bonet entreprenne de le raviver en 1997. Un nouveau chapitre s'ouvre en 2017, lorsqu'un cercle de proches se mobilise autour d'Huguette et de ses enfants. Mais c'est en 2023 que la Fondation entre dans sa phase active : quatre expositions, deux encans-bénéfice, des médiations, des ateliers, plus de 200 artistes impliqués, des milliers de visiteurs. Ce qui distingue la Fondation n'est pas sa structure familiale — c'est ce que cette structure rend possible. La proximité avec l'héritage de Jordi Bonet n'est pas une posture de conservation : elle nourrit une liberté de programmation que les structures plus conventionnelles ne permettent pas toujours. DIRECTION ET GOUVERNANCE Laurent Bonet — Directeur général et commissaire Geneviève Bonet — Chargée du financement CONSEIL D'ADMINISTRATION Sonia Bonet, présidente Geneviève Bonet, vice-présidente Micheline Brunelle, administratrice Alexandre Masino, administrateur (artiste en arts visuels) Claude Vallée, administrateur (professeur) Laurent Bonet, administrateur APPEL DE CANDIDATURE La Fondation Jordi Bonet entre dans une phase de développement marquée par l'élargissement de sa programmation curatoriale et le déploiement de projets itinérants à l'échelle nationale. Pour accompagner cette croissance, la Fondation souhaite accueillir un nouveau membre à son conseil d'administration. Nous recherchons des profils de haut calibre dont l'expertise renforcera la capacité stratégique du conseil, notamment dans les domaines suivants : droit ou notariat, développement philanthropique et recherche de financement, ou gouvernance au sein d'institutions culturelles reconnues. Les administrateurs siègent à titre bénévole. La Fondation offre en retour un engagement au cœur d'un projet curatorial en pleine expansion, porté par une équipe dont l'exigence artistique n'a d'égale que l'ambition institutionnelle. Pour manifester votre intérêt, écrivez à info@fondationjordibonet.info . Sonia Bonet Présidente sonia@fondationjordibonet.info Geneviève Bonet Vice-présidente gbonet@attrix.com Laurent Bonet Directeur général et commissaire laurent.bonet.fjb@gmail.com Micheline Brunelle Administratrice Alexandre Masino Administrateur Claude Vallée Administrateur TROIS ANS DE PROGRAMMATION 2023 2024 2025 2023 — Année fondatrice Lancement de la programmation active de la Fondation avec trois projets majeurs : l'exposition Devenir comme l'arbre réunissant 15 artistes au Jardin Daniel A. Séguin. Le Land Art Urbain, sous la présidence d'honneur de Marc Séguin, jumelant 10 artistes professionnels à des étudiants en horticulture de l'ITAQ pour la création de sculptures éphémères in situ Une médiation par le geste qui a attiré plus de 2 000 visiteurs lors des Journées de la culture ; et l'encan-bénéfice Je donne pour les arts, rassemblant 61 artistes sous la présidence de Mathieu Laca. DEVENIR COMME L'ARBRE LAND-ART URBAIN MÉDIATION 2023 2024 — Élargissement Exposition Couples Artistes au Manoir Rouville-Campbell — résidence historique de Jordi et Huguette Bonet — réunissant 21 couples d'artistes et plus de 1 000 visiteurs en trois jours. Encan-bénéfice Constellation réunissant plus de 80 artistes autour d'une double filiation — Jordi Bonet i Godó, sculpteur et muraliste, et Jordi Bonet Armengol, architecte en chef de la Sagrada Família — chaque œuvre mise en dialogue avec cet héritage commun. Médiation culturelle à la Maison Villebon de Beloeil autour de l'héritage de Jordi Bonet. Participation au Festival Kaput. Production d'un court documentaire vidéo sur les activités de la Fondation. COUPLES ARTISTES ENCAN 2024 ACTIVATION 2025 2025 — Consolidation curatoriale Exposition Dévoiler le potentiel de la matière, commissariée pour la MRC de La Vallée-du-Richelieu au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire : 13 artistes, matériaux détournés des écocentres, près de 1 000 visiteurs. Soirée d'activation publique avec panel animé par Émilie Perreault en présence de Simon Paré-Poupart, Raphaëlle de Groot, Lucie Sauvé et Ginette Bureau. Ateliers de médiation Émotions en matière avec Geneviève LeBel tout au long d'octobre, suivis d'une exposition des œuvres des participants à la Gare de Mont-Saint-Hilaire en janvier 2026. Production d'un documentaire de 35 à 40 minutes autour de l'exposition et de sa démarche curatoriale. DÉVOILER LE POTENTIEL DE LA MATIÈRE ÉMOTION EN MATIÈRE
- Appel de dossiers | Fond Jordi Bonet
La Fondation Jordi Bonet honore les artistes québécois contemporains en promouvant l’intelligence créative comme catalyseur de changement social. Elle soutient des projets artistiques non conventionnels et crée des ponts entre l’art et d’autres domaines. Elle organise des ateliers et des conférences pour développer l’intelligence émotionnelle via l’art. Son approche holistique vise à « coloniser par la beauté » nos environnements APPEL DE DOSSIERS La Fondation Jordi Bonet développe des projets curatoriaux qui placent l'artiste au centre d'un dispositif pensé pour transformer — pas seulement pour diffuser. Nos expositions ne sont pas des accrochages collectifs. Ce sont des propositions commissariales à thèse, construites autour d'un cadre philosophique précis, où chaque œuvre entre en tension avec les autres et avec un propos qui la dépasse. Les artistes qui travaillent avec nous ne prêtent pas une pièce : ils et elles s'engagent dans une conversation curatoriale qui peut déplacer la lecture de leur propre pratique. Ce que la Fondation offre, et que peu de structures proposent, c'est une programmation itinérante qui circule dans des lieux institutionnels et des salles professionnelles à travers le Québec et au-delà — Montréal, Québec, Ottawa, Vallée-du-Richelieu, Lanaudière. Cette circulation produit quelque chose que la diffusion concentrée dans un seul lieu ne génère pas : un élargissement réel de la portée de l'œuvre — non pas en termes de visibilité, mais en termes de profondeur d'impact. Des publics différents, des contextes institutionnels distincts, des réceptions qui se multiplient et qui, chaque fois, activent l'œuvre autrement. Travailler avec la Fondation Jordi Bonet, c'est accepter que l'art contemporain a quelque chose à faire là où on ne l'attend pas — et que ce déplacement nourrit la pratique autant que le public. Nous accueillons les dossiers d'artistes professionnels dont la démarche entre en résonance avec les axes de notre programmation : rapport au vivant, économie de la matière, transformation de la conscience. Les axes thématiques sont définis par le commissaire ; la sélection des artistes est assurée par un comité de pairs. → Appel de dossiers : Horror Vacui : Mars 2026
- Fondation Jordi Bonet | Art contemporain
Les 13 artistes professionnels de l'exposition Dévoiler le potentiel de la matière (2025), dont Raphaëlle de Groot et Gilbert Poissant. Fondation Jordi Bonet. DÉVOILER LE POTENTIEL DE LA MATIÈRE 19 – 23 novembre 2025 · Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire Commissaire : Laurent Bonet · Production : MRCVR/Fondation Jordi Bonet Treize artistes. Des tonnes de matière extraites des écocentres de la Vallée-du-Richelieu. Un dispositif scénographique où des réfrigérateurs vidés de leur fonction devenaient les seuils d'un parcours à la fois sensoriel et critique. Dévoiler le potentiel de la matière a été initiée par Sabrina Brochu , agente de développement culturel à la MRC de La Vallée-du-Richelieu , dans le cadre de l'entente de développement culturel avec le Gouvernement du Québec. La MRC a confié à la Fondation Jordi Bonet le mandat de concevoir et de produire le projet. Ce qui aurait pu rester une opération de sensibilisation environnementale est devenu, par la confiance accordée à la Fondation, un espace de questionnement ouvert — un lieu où l'économie circulaire ne servait pas de thème mais de condition matérielle à une interrogation plus profonde sur notre rapport au rebut, à la valeur et au vide. La démarche respective de chaque artiste : Martine Bertrand André Boisvert Joann Côté Chloë Charce François-René Despatis L'Écuyer Raphaëlle De Groot Jiwan Larouche Jibé Laurin Geneviève LeBel Vincent Lussier François Mathieu Gilbert Poissant Janna Yotte Ils ont travaillé à partir de matières détournées de l'enfouissement : métaux, plastiques, bois, composantes d'électroménagers. Leurs œuvres ne se contentaient pas de recycler ; elles transmutaient. Chaque geste sculptural affirmait que la matière délaissée porte en elle un potentiel que seul le regard artistique peut activer — et que cette activation est un acte politique autant qu'esthétique. La collaboration avec la MRC de La Vallée-du-Richelieu a été exemplaire à un titre précis : l'institution a choisi de ne pas instrumentaliser l'art au service d'un message prédéfini. Elle a laissé au commissariat la liberté de construire un dispositif qui travaille la conscience plutôt que de la convaincre. Cette posture — rare, courageuse — a permis au projet de dépasser la démonstration pour devenir une expérience. La soirée de lancement, animée par Émilie Perreault en présence des panélistes Ginette Bureau, Raphaëlle de Groot, Simon Paré-Poupart et Lucie Sauvé, a rassemblé près de 1 000 visiteurs en trois jours. La Fondation Jordi Bonet remercie chaleureusement Desjardins — Caisse de Beloeil-Mont-Saint-Hilaire — pour son soutien essentiel à la réalisation de notre mission.
- François Mathieu | Fond Jordi Bonet
François Mathieu, sculpteur. Visa l'un, tua l'autre : tonneau de chêne récupéré, matrice de bois et béton moulé. Exposition DPM, Fondation Jordi Bonet. François Mathieu Né à Saint-Éphrem-de-Beauce, François Mathieu vit et travaille en milieu rural, à Saint-Sylvestre de Lotbinière, dans un atelier installé dans une ancienne grange. Détenteur d'un baccalauréat en philosophie et d'un autre en arts plastiques, tous deux obtenus à l'Université Laval, il complète sa formation par une maîtrise en études québécoises à l'Université du Québec à Trois-Rivières, consacrée aux cloches d'église en tant que sujets de culture. Cette double assise — la pensée abstraite et le savoir-faire matériel — traverse l'ensemble d'une pratique sculpturale qu'il poursuit depuis une trentaine d'années. L'architecture de la sphère constitue le terrain permanent de ses recherches. Forme à la fois abstraite et universellement reconnaissable, la sphère est pour Mathieu simultanément surface, structure et contenant, mais aussi abri et ancre. Elle offre un problème que les lignes droites n'offrent pas : une complexité de construction qui oblige l'artiste à trouver des résolutions non pas techniques mais sculpturales. Il ne s'agit jamais de rendre la construction invisible — au contraire, chaque sculpture rend visible son propre processus de fabrication, conserve les traces de ses points d'achoppement, et permet au spectateur d'en remonter le fil. En cela, Mathieu s'inscrit dans une tradition de la sculpture comme pensée en acte : la forme n'est pas le résultat d'un plan appliqué, mais l'aboutissement d'une conversation entre l'artiste et la matière, faite d'actions et de réactions. Les matériaux sont d'une diversité qui n'a rien d'éclectique — elle est méthodique. Bois, béton, bronze, plâtre, cuir, aluminium, tissu, babiche, laiton : chaque matériau impose ses propres lois, ses propres résistances, et c'est précisément cette résistance qui génère la forme. Mathieu travaille avec la sensibilité de l'artisan et un intérêt marqué pour le langage propre des matériaux usinés et de leur ingénierie. Un anneau de chêne reçoit une courtepointe de cuir tendue avec de la babiche, suspendue dans les airs, dans laquelle il verse du béton mouillé. Un dôme de huit pieds de diamètre se voit repris à une échelle cinq fois plus petite, ses trous comblés de colle à construction et de plâtre. Des croix rassemblées sur des rayons prennent l'allure d'ancres de bateau. Tout se décuple, se renverse, se transforme — mais toujours autour de la sphère, qui donne à la démarche abstraite un point d'ancrage reconnaissable. Le processus occupe une place centrale dans cette pratique. Le titre de sa trilogie d'expositions récente, Ce qui arrive (2021–2022), en est aussi le principe directeur. Mathieu place au cœur de sa démarche les difficultés, les failles, les accidents de parcours — non comme des échecs à surmonter mais comme les véritables moteurs de la forme. Lors d'une résidence à la Faculté de génie de l'Université de Sherbrooke, en collaboration avec le Studio de création — Fondation Huguette et Jean-Louis Fontaine, il a introduit au sein des mécanismes raffinés de la production numérique le hasard et l'erreur programmée. Là où les étudiants en ingénierie se réjouissaient de la précision de l'imprimante 3D, Mathieu s'intéressait aux résultats potentiels lorsque la buse s'obstrue ou que les ancrages cèdent. Cette posture — accueillir ce qui arrive plutôt que ce qu'on planifie — distingue sa démarche d'un formalisme géométrique : la sphère n'est pas une forme idéale à atteindre, mais un terrain d'épreuve où la matière a le dernier mot. La trilogie Ce qui arrive / Les sphères viennent au monde en tournant / Cercles et quadratures, déployée entre la Galerie d'art Antoine-Sirois de l'Université de Sherbrooke (2021–2022), CIRCA art actuel à Montréal (2022) et Galerie.a à Québec (2022), a mis en valeur ces processus de recherche sans cesse renouvelés. Dans l'opuscule qui accompagne le premier volet, Caroline Loncol Daigneault, conservatrice et directrice artistique, a rapproché le travail de Mathieu d'un imaginaire de la salle des machines — cet espace caché, souvent bruyant, qui contient l'équipement nécessaire au bon fonctionnement d'un lieu et où les choses adviennent sans être vues. C'est un aller-retour de la salle des machines à la salle d'exposition qu'opère l'artiste avec ses sculptures qui arborent un langage industriel singulier. Plus tôt, l'exposition Travaux armillaires avait circulé à l'Œil de Poisson à Québec (2016) et à l'École d'art d'Ottawa (2018), tandis que sa participation à Manif 6 — Machines — Les formes du mouvement au Musée national des beaux-arts du Québec (2012), sous le commissariat de Nicole Gingras, avait inscrit cette recherche dans un dialogue plus large sur le rapport entre geste artisanal et mécanique. La passion de Mathieu pour l'histoire et le patrimoine architectural a trouvé une expression parallèle dans l'écriture. Son essai Les cloches d'église du Québec — sujets de culture, publié aux Éditions du Septentrion en 2010, prend appui sur la campanologie européenne pour démontrer le potentiel expressif et symbolique de ces biens d'église qui font partie du patrimoine matériel québécois. L'ouvrage établit la campanologie québécoise comme champ d'étude scientifique — mais il éclaire aussi la démarche sculpturale : les clochers, pour Mathieu, s'apparentent à des chambres de machines placées en surplomb des espaces de vie, dont l'énergie semble se perdre dans l'air. On retrouve dans cette image la même tension entre la masse contenue et l'espace qui l'entoure, entre la densité de la matière et la vibration qu'elle produit, qui traverse l'ensemble de son œuvre sculptée. L'art public constitue un volet important de sa production, avec une trentaine d'œuvres réalisées dans toutes sortes d'environnements au Québec — des Îles-de-la-Madeleine à Sherbrooke, de Matane à Beauceville, en passant par le parc de sculptures Mouvement Essarts à Saint-Pie-de-Guire et le centre d'artistes Est-Nord-Est à Saint-Jean-Port-Joli. Ces commandes ne sont pas séparées de sa recherche en atelier ; elles en sont un prolongement naturel, où les enjeux d'échelle, de site et de matériaux amplifient les questions que pose la sculpture de galerie. Bien qu'on le connaisse principalement comme sculpteur, il se commet de plus en plus dans la photographie et l'écriture, et a rédigé des textes d'accompagnement pour d'autres artistes. Lauréat du Prix à la création du Conseil des arts et des lettres du Québec pour la région Chaudière-Appalaches (2012) et de la Bourse Souffle, coup de cœur de la Manif 6 de Québec (2012), récipiendaire du Prix Événement Videre au Gala des prix d'excellence des arts et de la culture de la Commission de la Capitale (2001), François Mathieu a présenté ses expositions au Canada, au Mexique et en Belgique. À propos
- Vincent Lussier | Fond Jordi Bonet
Vincent Lussier, sculpteur montréalais. Le glacier & le radeau : polystyrène de décor de cinéma sculpté à la main, entre permanence et effacement. Exposition DPM, Fondation Jordi Bonet. Vincent Lussier Natif de Taïwan (1997), vit et travaille à Montréal. Formé au Cégep du Vieux-Montréal puis en arts visuels et médiatiques à l'UQAM (2021), où il reçoit le prix d'excellence en sculpture de la Fondation McAbbie. Expositions individuelles et collectives, notamment au Musée d'art contemporain des Laurentides (MAC LAU) et dans le cadre du MAADI de Stanley Février. Représenté par la Galerie GEMS. Pratique = syntaxe combinatoire. Chaque sculpture assemble des éléments hétérogènes — figure moulée, objet quotidien, fragment naturel — en matériaux volontairement contradictoires : céramique et résine polyuréthane, bronze et plastique, cire et acier. Composantes fabriquées les unes en fonction des autres par correspondances visuelles et sémantiques : proportion, texture, poids symbolique. Pas collage mais construction — chaque pièce est une phrase où les termes se déterminent mutuellement. Deux fils traversent le corpus de part en part. Le premier est collectif : condition humaine face à ce que l'artiste nomme « futurité ». Atlas et Thrive incarnent le motif — corps d'enfant ployé sous une sphère arrimée par des cordes, portant littéralement le poids d'un monde dont il hérite. Le geste reprend l'archétype du titan mais le transpose sur l'enfance : ce qui était mythe cosmogonique devient héritage écologique et éthique, charge transmise aux générations suivantes. Le second fil est intime : les têtes — céramique à patine cuivrée sur socle acier, ou porcelaine blanche sous masque d'émail noir qui se fissure et se décolle — explorent le dédoublement, la distance entre surface visible et intériorité. Mother Mold (2020, céramique, plâtre, sangles, acier) pousse cette logique à son terme : Lussier moule sa propre tête, oublie la tête, retient le moule de plâtre comme modèle, en produit des copies céramique cuites émail doré. L'outil de reproduction devient sujet. Le processus — façonnage, moulage, assemblage — cesse d'être invisible pour devenir le contenu même de l'œuvre. Les deux fils ne sont pas deux sujets distincts mais un double registre constant : le collectif (ce que nous laissons) et l'individuel (ce que nous sommes sous la surface) s'articulent dans les mêmes pièces, les mêmes tensions matérielles. L'Exode (2020, céramique, résine polyuréthane, cire, aluminium, acier, 205 cm) condense les deux : figure humaine enfouie dans une vague de plastique tentant d'atteindre un œuf de porcelaine posé sur une branche dénudée — allégorie du renouvellement et de la prise de conscience, portée par la tension entre fragilité porcelaine et masse résine, verticalité du geste et horizontalité de l'engloutissement. Depuis 2023, le vocabulaire se déplace. Les allégories narratives explicites des premières années (Selling the Dream, L'Enfant aux Parapluies) cèdent à un registre plus atmosphérique : Neige I-III, Le Naufragé, Chandelle à la mer, Le glacier & le radeau, Rêverie. Les titres suggèrent moins, laissent davantage opérer la matière. La syntaxe combinatoire reste, mais le discours s'ouvre — les correspondances deviennent plus formelles que narratives, les tensions plus sensorielles qu'allégoriques. À propos
- Couples artistes 2024 | Fond Jordi Bonet
Couples artistes (2024) : exposition commissariée par Laurent Bonet au Manoir Rouville Campbell. Le couple créateur comme espace de tension et de dialogueartistique. COUPLES ARTISTES 2024 Manoir Rouville-Campbell. Commissaire : Laurent Bonet · Production : Fondation Jordi Bonet Vingt couples d'artistes. Plus de 110 œuvres. Le Manoir Rouville-Campbell — résidence de Jordi et Huguette Bonet de 1969 à 1986 — comme lieu et comme sujet. Couples Artistes prenait pour objet ce que l'histoire de l'art nomme rarement : la création partagée, la négociation quotidienne entre deux subjectivités qui cohabitent dans l'atelier et dans la vie. L'exposition ne proposait pas un inventaire de duos ; elle interrogeait ce qui se produit lorsque deux pratiques — sculpture, peinture, céramique, verre soufflé, art numérique, installation — se frottent l'une à l'autre dans l'espace intime du couple. La scénographie intégrait les voix des artistes eux-mêmes — phrases manuscrites, photographies d'ateliers, témoignages sur la porosité entre vie créatrice et vie commune — transformant le parcours en une traversée à la fois documentaire et sensible. Le choix du Manoir n'était pas anecdotique. Présenter une exposition sur le couple créateur dans le lieu même où Jordi et Huguette Bonet ont vécu et travaillé ensemble revenait à activer la mémoire du bâtiment comme matériau curatorial. Le lieu ne servait pas de décor : il participait au propos. L'événement a accueilli plus de 1 000 visiteurs en trois jours — une fréquentation exceptionnelle qui a confirmé l'appétit du public pour des propositions culturelles ancrées dans le territoire et dans l'expérience humaine. Ce succès a été rendu possible par le soutien de la Ville de Mont-Saint-Hilaire, qui a mis le Manoir à disposition et assuré un appui logistique et financier déterminant, ainsi que par la contribution de nos commanditaires et partenaires. Couples Artistes demeure, pour la Fondation Jordi Bonet, une preuve de concept : la démonstration qu'un projet curatorial exigeant, ancré dans un lieu patrimonial et porté par une collaboration institutionnelle solide, peut rejoindre un large public sans rien céder sur l'intention.
- Partenaires | Fond Jordi Bonet
Découvrez les partenaires institutionnels et privés qui soutiennent les expositions d'art contemporain de la Fondation Jordi Bonet à Mont-Saint-Hilaire. L'ART FAIT CE QUE LA PUBLICITÉ NE PEUT PAS Depuis 2018, la Fondation Jordi Bonet unit le monde de la culture et celui des affaires pour créer des preuves tangibles d'engagement. UN ÉCOSYSTÈME QUI GRANDIT Institutions publiques, entreprises et collaborateurs : ils soutiennent notre mission et rendent nos projets possibles Partenaires institutionnels Partenaires privés QUAND UN REBUT DEVIENT UNE OEUVRE Le public ne rejette pas l'économie circulaire — il ne la connaît pas assez pour y participer. Les campagnes de sensibilisation et les rapports ESG rejoignent un public déjà convaincu. Pour éduquer les autres, il faut un véhicule différent. Ce constat n'est pas le nôtre seul. Le gouvernement du Québec investit 758 millions de dollars dans sa Feuille de route en économie circulaire tout en reconnaissant que la transition exige des modèles innovants. Le CALQ consacre 5 millions à faire circuler les œuvres et à renforcer la médiation culturelle. L'ex-PDG de RECYC-QUÉBEC participe à nos panels. Quand les institutions publiques, les conseils des arts et les figures de la société civile convergent vers la même conclusion — que l'art peut éduquer là où la communication ne fait qu'informer —, ce n'est plus une intuition. C'est une direction. La Fondation Jordi Bonet propose une réponse par l'acte. Nos expositions transforment des matériaux récupérés en écocentres — bois de construction, métaux, objets du quotidien — en œuvres d'art de calibre international, validées par des institutions muséales et portées par des artistes reconnus. Ce n'est pas un discours sur l'économie circulaire. C'est une démonstration devant public. Mais la Fondation porte une mission plus large, enracinée dans la vision de Jordi Bonet : l'art comme outil de transformation sociale. En parallèle de cette écologie des matériaux, nos activités — expositions, encans-bénéfice thématiques, ateliers de médiation culturelle, panels publics, capsules vidéo et projets éducatifs — travaillent à développer chez le citoyen l'intelligence émotionnelle — condition première de l'esprit critique, sans lequel aucune écocitoyenneté véritable n'est possible. Comprendre pourquoi on surconsomme avant de comprendre comment recycler. Sentir avant de trier. Pour un partenaire, s'associer à la Fondation pendant quatre ans, c'est soutenir un projet qui agit sur deux fronts indissociables : la transition écologique et la capacité collective à penser, ressentir et agir autrement. CE QUE NOUS AVONS DÉJÀ DÉMONTRÉ Dévoiler le potentiel de la matière — Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, novembre 2025 Treize artistes professionnels ont transformé des matériaux récupérés en écocentres en œuvres sculpturales devant plus de 350 visiteurs par jour. Un panel animé par Émilie Perreault (ICI Première) a réuni des acteurs clés de l'économie circulaire — dont Ginette Bureau, ex-PDG de RECYC-QUÉBEC — dans une conversation publique sur le rôle de l'art dans la transition écologique. L'événement a généré une couverture médiatique nationale et confirmé que le modèle est prêt à se déployer à l'échelle du Québec. Ce qui se prépare HORROR VACUI/AMOR VACUI 2026-2029 Fort du succès de Dévoiler le potentiel de la matière, la Fondation développe actuellement son projet le plus ambitieux : Horror Vacui, une exposition-installation itinérante qui explorera la peur du vide — cette pulsion contemporaine de combler chaque espace par l'accumulation d'objets, d'informations, de certitudes. Le dispositif scénographique transformera des réfrigérateurs récupérés en écocentres en une architecture immersive. Les visiteurs traverseront un espace qui incarne physiquement la thèse de l'économie circulaire, portée par 7 à 11 artistes professionnels recrutés par appel de dossiers et comité de pairs, selon les normes CARFAC-RAAV. Le projet prévoit une itinérance dans des institutions muséales reconnues à travers le Québec en 2028-2029, culminant avec le 50e anniversaire du décès de Jordi Bonet — un événement commémoratif d'envergure nationale. Découvrir PALIERS DE PARTENARIAT HORROR VACUI/AMOR VACUI 2026-2029 Le palier Présentateur inclut une exclusivité sectorielle absolue : un seul partenaire par industrie au plus haut niveau. Les paliers Majeur, Associé et Ami sont ouverts sans restriction de secteur. Palier 1 — Partenaire Présentateur Le plus haut niveau d'engagement. Votre nom est associé au titre du projet : Horror Vacui/Amor Vacui présentée par [Entreprise]. Vous bénéficiez d'une exclusivité sectorielle absolue, d'une visibilité de premier plan sur l'ensemble des supports, de droits d'utilisation complets des images pour vos rapports ESG, de 6 invitations VIP par vernissage, de rencontres privées avec les artistes, d'une présence dans le catalogue et d'une mention dans le volet 50e anniversaire de Jordi Bonet. Engagement sur la durée complète du projet (4 ans, 2026-2029). Palier 2 — Partenaire Majeur Un engagement significatif avec une visibilité proéminente sur tous les supports imprimés et numériques (après le Présentateur), une mention dans les communiqués de presse, 4 invitations VIP par vernissage et un rapport d'impact sommaire annuel. Aucune exclusivité sectorielle — plusieurs partenaires d'un même secteur peuvent coexister à ce palier. Engagement sur la durée complète de 4 ans. Palier 3 — Partenaire Associé Un engagement par lieu d'itinérance qui vous positionne comme un allié du projet. Mention sur la page web de l'événement, 1 invitation VIP au vernissage du lieu, remerciement au vernissage. Possibilité de contribution en nature (transport, matériaux, services professionnels). Ouvert sans restriction de secteur ni de nombre. Palier 4 — Ami de la Fondation Un soutien ponctuel ou récurrent qui contribue directement à la réalisation du projet. Votre nom est inscrit sur le site web de la Fondation (section Amis) et dans le rapport annuel. Reçu fiscal émis pour la portion admissible. Ouvert à tous — entreprises, fondations, individus — sans restriction. POURQUOI MAINTENANT ? Les appels de dossiers et les démarches auprès des lieux de diffusion sont en cours. Les partenaires qui s'engagent dès 2026 ne s'associent pas uniquement à Horror Vacui — ils sont présents sur l'ensemble des activités de la Fondation pendant quatre ans : expositions en institutions muséales et en lieux alternatifs, encans-bénéfice thématiques, ateliers de médiation culturelle, panels publics, capsules vidéo et projets éducatifs. C'est quatre années de visibilité continue, pas un logo sur une affiche pendant trois mois. Les premiers partenaires bénéficient du statut de Partenaire Fondateur — une reconnaissance qui perdurera tout au long du déploiement national. Vous souhaitez explorer un partenariat avec la Fondation Jordi Bonet ? Téléchargez notre dossier de partenariat pour découvrir les détails de notre proposition, ou contactez-nous directement pour une conversation. NOUS CONTACTER Laurent Bonet Directeur général et artistique Fondation Jordi Bonet info@fondationjordibonet.info laurent.bonet.fjb@gmail.com
- Émotion en matière 2025 | Fond Jordi Bonet
Émotion en matière (2025) : volet sensible de l'exposition Dévoiler le potentiel de la matière. L'art comme vecteur d'affect et de transformation du regard. ÉMOTIONS EN MATIÈRE Ateliers de création, octobre 2025 Pavillon de l'érablière, Mont-Saint-Hilaire Exposition des œuvres : janvier 2026 · Gare de Mont-Saint-Hilaire Animation : Laurent Bonet et Geneviève LeBel · Production : Fondation Jordi Bonet Quatre samedis d'octobre 2025, au Pavillon de l'érablière de Mont-Saint-Hilaire, la Fondation Jordi Bonet a ouvert un espace où des participants de 11 à 77 ans ont été invités à faire ce que les artistes de Dévoiler le potentiel de la matière faisaient au même moment dans leurs ateliers : entrer en relation avec des matières que plus personne ne regarde. Les ateliers Émotions en matière, animés par Laurent Bonet et l'artiste Geneviève LeBel, ne fonctionnaient pas comme un cours. Ils instauraient une situation d'exploration — matériaux bruts contre synthétiques, assemblage contre destruction, geste physique contre outil numérique — où l'enjeu n'était jamais le résultat mais la qualité d'attention portée au processus. Sculpter, assembler, défaire, recommencer : chaque geste devenait un terrain d'observation de ses propres réactions devant ce qui résiste, ce qui casse, ce qui surprend. Le programme croisait volontairement des registres que les formations séparent : travail des matériaux récupérés, exploration numérique via Procreate et Bazzart, hybridation entre objets disparates, confrontation entre le tactile et le virtuel. Ce mélange n'était pas un compromis pédagogique — c'était le propos même de l'atelier : défaire les catégories qui empêchent de voir ce que la matière porte en elle. Les œuvres produites au fil des quatre samedis ont été présentées en janvier 2026 à la Gare de Mont-Saint-Hilaire dans le cadre d'une exposition publique, offrant aux participants l'expérience complète du cycle de création — du geste d'atelier au regard du visiteur. Ce projet a été rendu possible grâce au soutien de la Ville de Mont-Saint-Hilaire dans le cadre de son entente de développement culturel avec le Ministère de la Culture et des Communications du Québec.
- Jibé Laurin | Fond Jordi Bonet
Jibé Laurin, artiste en sculpture. Angle mort : acier post-consommation de voitures abandonnées, une réflexion sur l'obsolescence. Exposition DPM, Fondation Jordi Bonet. Jibé Laurin Née en Montérégie, vit et travaille dans la Vallée-du-Richelieu. Diplômée en design graphique (Cégep Ahuntsic), complète un baccalauréat en beaux-arts avec majeure en Design Art (Université Concordia). Active comme artiste en arts visuels depuis 2018, a présenté huit expositions individuelles — notamment au Moulin La Lorraine (Nature en péril, 2023), à la Maison de la culture Villebon à Beloeil (2024) et au Pôle culturel de Chambly (Écosystèmes, 2025) — et participé à une trentaine d'expositions collectives, dont Rouages, Visions industrielles au MUSO. Membre professionnelle du RAAV et de Circa Art Actuel. Participante aux projets de la Fondation Jordi Bonet depuis 2024. La double formation — graphisme, puis beaux-arts — n'est pas un parcours en deux temps: c'est le système d'exploitation de toute la pratique. Un graphiste pense en termes de composition, hiérarchie visuelle, rapport figure/fond, grille, cohérence chromatique. Quand Laurin assemble des fragments d'acier automobile sur panneau de bois, ces principes sont actifs: chaque pièce est calibrée par rapport à l'ensemble, le vide fonctionne comme espace négatif, la couleur — rouille, patine, peinture résiduelle, métal nu — est traitée comme palette. Ce n'est pas de l'assemblage intuitif: c'est de la mise en page tridimensionnelle appliquée à de la matière industrielle. Le matériau principal — acier recyclé de voitures provenant de la ferraille — est découpé, plié, percé, assemblé. À cela s'ajoutent cuivre, laiton, acier Corten, épingles, clous, billes, cordes d'instruments de musique, chaînes, rivets, lattes de stores, panneaux de signalisation en aluminium, caoutchouc. L'artiste ne choisit pas ces matériaux pour leur charge symbolique d'abord — elle les choisit pour leurs qualités plastiques: densité, grain, patine, capacité de découpe, réponse à l'oxydation. La patine, en particulier, fonctionne comme un médium en soi. Laurin la « détecte autant en milieux naturels que sur des objets industriels marqués par le passage du temps »: l'usure inscrit dans la surface une durée que la peinture seule ne peut produire. Le temps devient matériau graphique — texture, teinte, profondeur — au même titre que la couleur ou la ligne. La série Steel Life opère un décalage de genre. Steel Life / Still Life: une lettre suffit à retourner la nature morte classique. Le genre persiste — composition sur fond, cadrage serré, attention aux surfaces — mais le vocabulaire matériel le renverse: l'acier automobile remplace le fruit, la fleur, le crâne. Ce qui était catalogue de l'éphémère organique devient inventaire de la persistance industrielle. La série Échantillons de biodiversité pousse la logique plus loin: des tableaux sculpturaux qui « immortalisent des éléments de la flore, de la faune et de la géologie en état de fragilité » — mais les fabriquent en acier automobile. La contradiction matériau/sujet est structurelle, pas accidentelle: on regarde des écosystèmes menacés reconstruits avec le déchet industriel qui les menace. L'œuvre ne dénonce pas — elle performe le paradoxe. La série Fragments (formats 4" × 4") introduit une logique modulaire. Chaque pièce = une unité combinatoire dans un vocabulaire de matériaux: acier + épingles à coudre, acier + cordes d'instruments, acier + chaînes, acier + billes. Le format constant permet la variation systématique du contenu — le principe même du système typographique, où la contrainte dimensionnelle libère l'invention formelle. La série Signalétique referme la boucle: des panneaux de signalisation en aluminium — objets graphiques par excellence, conçus pour organiser l'espace public par le signe — sont recyclés en compositions où le pictogramme, la flèche, la couleur réglementaire perdent leur fonction indicielle pour redevenir surface, forme, matière. Une graphiste qui récupère des signes graphiques et les déplace du régime de l'information vers celui de la plasticité opère un retournement qui n'est pas sans rapport avec le ready-made: l'objet change de régime sans changer de forme. Ce qui traverse l'ensemble = une recherche sur la cohésion. L'artiste la formule comme « quête constante de cohésion entre ce qui est vivant et ce qui est façonné ». En termes formels: comment faire tenir ensemble, dans un même plan, des matériaux qui viennent de registres incompatibles — biologique et industriel, usé et neuf, découpé et trouvé. La réponse est graphique: par la composition. La grille, l'équilibre des masses, le rapport chromatique, le rythme des pleins et des vides produisent l'unité que le contenu devrait empêcher. C'est parce que la cohérence visuelle est rigoureuse que la contradiction matérielle devient lisible — et c'est là, exactement, que le savoir du design fonde la pratique artistique. À propos
- Contact | Fond Jordi Bonet
Contactez la Fondation Jordi Bonet à Mont-Saint-Hilaire. Renseignements sur les expositions, les projets en cours et les possibilités de partenariat en art contemporain. FORMULAIRE DE CONTACT Envoyer un message Merci pour votre message info@fondationjordibonet.info FONDATION JORDI BONET SOUTENIR LA FONDATION Votre don permet à la Fondation Jordi Bonet de poursuivre ce qui la fonde : concevoir des expositions exigeantes, accompagner des artistes dans leur parcours professionnel et ouvrir l'art contemporain à de nouveaux publics à travers le Québec. Un reçu fiscal est émis pour tout don de 20 $ et plus. TYPE DE DON Unique Unique Mensuel Mensuel Montant 20 $ 20 $ 50 $ 50 $ 100 $ 100 $ 200 $ 200 $ Autre Autre 0/100 UN MOT POUR NOUS Faire un don de 20 $
- Janna Yotte | Fond Jordi Bonet
Janna Yotte, artiste montréalaise. Études - blessure multiple : sculpture textile transformant la blessure en offrande. Exposition DPM, Fondation Jordi Bonet. Janna Yotte Montréalaise, photographe et designer graphique de formation. Photographe professionnelle dès seize ans, vit entre New York et la Californie avant de revenir à Montréal. Pratique les beaux-arts de manière autodidacte depuis 2012, se consacre au collage à partir de 2017. Expositions solos: Maison de la culture de NDG (2023), Revelstoke Art Center (2022), Centre culturel Georges-Vanier (Cumuler les guérisons, 2025-2026). Collages exposés à Montréal, New York, Maastricht et Toronto. Commission permanente pour le département de chirurgie du CHU Sainte-Justine (huit collages, un par spécialité, 2019). Participation Art Souterrain, Artch (2019), Galerie Institut National (2021). Mandats éditoriaux internationaux pour le magazine ELLE (publication dans neuf pays), C2 Montréal, Dress to Kill, Noémiah. Enseignante en créativité et graphisme au Collège Salette. Participante aux projets de la Fondation Jordi Bonet depuis 2025. La pratique repose sur un protocole précis: extraire, réassembler, produire du vivant inédit. Ouvrages de botanique, précis médicaux obsolètes, encyclopédies biologiques passent sous le scalpel. Yotte en prélève spécimens, membres, organes, coupes végétales, êtres vivants entiers ou partiels, puis les reconfigure selon une cohérence thématique, chromatique et géométrique rigoureuse. Le geste est chirurgical — opératoire plutôt qu'expressif. Le résultat n'est pas un collage surréaliste au sens classique (juxtaposition de l'incompatible pour produire le choc): c'est une taxinomie inversée. Au lieu de classer le vivant en catégories connues, l'opération fabrique des êtres qui n'appartiennent à aucune classification existante mais fonctionnent visuellement comme s'ils avaient toujours existé. Leur cohérence formelle (proportion, symétrie, chromie) produit une familiarité immédiate — on reconnaît sans pouvoir nommer. C'est cette familiarité déplacée qui trouble: le regardeur admet l'être avant de comprendre qu'il est impossible. La commission pour le CHU Sainte-Justine (2019) pose le protocole à nu: huit collages, chacun composé exclusivement des organes sur lesquels opère la spécialité chirurgicale concernée — neurologie, cardiologie, ophtalmologie, chirurgie plastique, urologie, chirurgie générale, ORL, orthopédie. Le corps n'y apparaît pas comme pathologie mais comme architecture: l'assemblage révèle la force structurelle de ce qui est habituellement vu comme vulnérable. L'ancienne patiente de l'hôpital qui produit ces images pour d'autres patients performe exactement la logique qui traverse tout le travail: ce qui a été ouvert, découpé, prélevé peut être reconfiguré en quelque chose qui tient. Le passage à la sculpture opère un changement de protocole, pas seulement de médium. En 2023 (Maison de la culture de NDG), Yotte présente des formes serpentines dont les écailles sont des milliers de faux ongles. L'ongle artificiel = unité itérative parfaite pour un processus basé sur la répétition et l'accumulation — comme la perle, comme le point de broderie, comme le spécimen découpé. Mais le matériau porte un discours intégré que l'artiste revendique explicitement: l'ongle est simultanément ornement féminin codé « superficiel », outil de protection et de menace (dans de nombreuses cultures, se faire les ongles = paraître plus menaçante pour éviter l'agression), marqueur de statut social, et support d'une industrie globale qui fait vivre des femmes marginalisées. La sculpture ne commente pas ces tensions — elle les est. Le serpent est sans début ni fin, lisse et sinueux, à la fois séduisant et inquiétant: forme qui performe sa propre ambivalence. Cumuler les guérisons (Centre culturel Georges-Vanier, 2025-2026) radicalise la logique d'accumulation. Structures murales de tailles variées sur lesquelles sont épinglées des milliers de perles dont les nuances chromatiques font écho aux ecchymoses — aux stades successifs de la blessure qui change de couleur en guérissant. Pièces charnelles et tissus intimes s'intègrent aux compositions. Le programme est explicite: les blessures physiques et émotionnelles façonnent l'identité; leur accumulation pousse à la transformation. Le geste répétitif (épingler, perler, cumuler) n'illustre pas la guérison — il la performe matériellement. La structure finale = la cicatrice elle-même, rendue visible comme opération plastique. Ce qui traverse collages, sculptures et installations = un même mouvement: prendre ce qui est fragmenté (organe, spécimen, ongle, perle), le soumettre à un protocole de répétition systématique, et produire un corps nouveau dont la cohérence formelle rend habitable ce qui, séparé, était blessure, déchet ou ornement. La série Fleshed out / Le fruit de mes entrailles poursuit ce protocole: images prélevées dans des volumes de biologie, « peaux abandonnées » reconfigurées en êtres qui rejouent les transformations intimes — serpents, champignons, figures tantôt nourricières tantôt toxiques. L'ambivalence n'est jamais résolue; elle est tenue par la rigueur du découpage et la cohérence de la composition. À propos
- Politique de confidentialité | Fond Jordi Bonet
Politique de confidentialité de la Fondation Jordi Bonet. Collecte de données, protection des renseignements personnels et droits des utilisateurs. Conforme au droit québécois. POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ 1. POLITIQUE DE CONFIDENTIALIT Dernière mise à jour : 19 février 2026 La Fondation Jordi Bonet (« nous ») s'engage à protéger vos renseignements personnels conformément aux lois applicables, notamment la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (Loi 25). Responsable de la protection des renseignements personnels (RPRP) Laurent Bonet, Directeur général Courriel : laurent.bonet.fjb@gmail.com Adresse : Fondation Jordi Bonet, Mont-Saint-Hilaire (Québec), Canada Renseignements que nous recueillons Identité et contact : nom, courriel, téléphone, adresse postale. Dons et transactions : montants, préférences fiscales, historique des interactions. Communications : abonnements, réponses à nos formulaires, inscriptions à des activités. Données techniques (collecte automatique) : adresse IP, type d'appareil et de navigateur, pages consultées, durée de visite, source de référence (via cookies et mesures d'audience). Pour les mineurs de moins de 14 ans, le consentement du titulaire de l'autorité parentale est requis. Finalités et bases légales Nous utilisons vos renseignements pour gérer vos dons, reçus officiels, adhésions et inscriptions (exécution de services et obligations légales) ; communiquer sur nos activités, ateliers, événements et campagnes (consentement, retrait possible à tout moment) ; améliorer nos services et notre site (intérêt légitime : statistiques, sécurité) ; répondre à vos demandes. Certaines communications sont transactionnelles (confirmation, reçu fiscal) et ne sont pas soumises au désabonnement. Témoins (cookies) et analytique Nous utilisons des cookies pour faciliter la navigation, personnaliser l'expérience et mesurer l'audience. Vous pouvez les gérer via les paramètres de votre navigateur. Un bandeau de consentement s'applique aux cookies non essentiels lors de votre première visite. Partage et transferts Nous ne vendons pas vos renseignements. Nous les partageons uniquement avec nos fournisseurs de services (traitement de paiements, hébergement, infolettre, formulaires, analytique), liés par des engagements de confidentialité, et avec les autorités si la loi l'exige ou pour protéger nos droits. Vos données peuvent être hébergées ou accessibles hors du Québec ou du Canada. Avant tout transfert, nous évaluons la protection offerte par le pays destinataire ou mettons en place des sauvegardes contractuelles adéquates. Sécurité Nous appliquons des mesures administratives, techniques et physiques proportionnées aux risques (contrôle d'accès, chiffrement en transit, sauvegardes). En cas d'incident de confidentialité présentant un risque sérieux de préjudice, nous notifierons la Commission d'accès à l'information du Québec et les personnes concernées. Conservation Dossiers de dons et comptabilité : 7 ans (exigences légales). Infolettre : jusqu'au désabonnement. Inscriptions et relations : durée du programme plus 24 mois. À l'échéance, suppression ou anonymisation sécurisée. Vos droits Vous pouvez accéder à vos renseignements, les corriger, retirer votre consentement, vous opposer à certains traitements, demander la portabilité dans un format technologique structuré, et vous désabonner de nos communications. Pour exercer vos droits, écrivez au RPRP à l'adresse indiquée ci-dessus. Si une réponse ne vous satisfait pas, vous pouvez porter plainte à la Commission d'accès à l'information du Québec (CAI). Communications électroniques (LCAP) Nous envoyons des messages commerciaux avec votre consentement explicite. Chaque message comprend un lien de désabonnement fonctionnel. Les messages purement transactionnels ne sont pas soumis au consentement promotionnel. Modifications Nous pouvons mettre à jour cette politique. La date de mise à jour sera modifiée en conséquence et, en cas de changement important, un avis sera publié sur le site. Contact : laurent.bonet.fjb@gmail.com
