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  • Horror Vacui | Fond Jordi Bonet

    Horror Vacui / Amor Vacui : exposition itinérante 2027–2029 commissariée par Laurent Bonet. Une exploration de la peur du vide comme condition contemporaine, avec des artistes de haut calibre dont Raphaëlle de Groot. HORROR VACUI/AMOR VACUI 2026-2029 Projet d'expositions itinérantes CORPUS ARTISTIQUE Le corpus s'articule autour de cinq axes de recherche qui traversent l'horror vacui comme condition contemporaine : l'accumulation et la densification de l'espace ; l'entropie et la menace du vide ; l'absence et la perte comme présence ; la répétition et la saturation obsessionnelle ; le vide comme expérience sensorielle. Ces axes ne sont pas des catégories étanches — ils dessinent un arc narratif que la scénographie rend physiquement perceptible, de la densité compulsive au dépouillement. Les artistes sont réunis par le commissaire pour leur capacité singulière à habiter le propos de l'exposition et à en structurer les pôles. Leur présence relève d'une lecture curatoriale précise et documentée. En parallèle, un appel de dossiers ouvert, évalué par un comité de pairs indépendant selon les normes CARFAC-RAAV, assure la diversité des voix et l'ouverture du projet au-delà du regard du commissaire. Dans chaque lieu d'itinérance, un artiste ancré dans la région d'accueil se joint au corpus, assurant un dialogue entre l'exigence curatoriale et l'ancrage territorial. Le projet vise un corpus de huit à onze artistes professionnels reconnus à l'échelle nationale et internationale, dont les profils incluent des lauréats ou finalistes de prix majeurs, des artistes représentés dans des biennales internationales et des praticiens dont la démarche est portée par les institutions muséales canadiennes. Cette exigence de calibre n'est pas un exercice de prestige : elle garantit au public, aux lieux d'accueil et aux partenaires la densité intellectuelle et formelle qu'un projet de cette envergure requiert. Le projet pilote Dévoiler le potentiel de la matière (2025), présenté au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, a permis de développer et de valider la méthodologie scénographique et curatoriale sur laquelle Horror Vacui se construit — nouvelle cohorte, dimension patrimoniale inédite, ambition d'itinérance provinciale. VOLET PATRIMONIAL — JORDI BONET (1932–1979) Un volet consacré à des dessins et encres inédits de Jordi Bonet, issus des archives de la Fondation, traverse l'ensemble du parcours. Présenté l'année du 50e anniversaire de son départ, ce volet tisse la filiation entre la force brute du geste monumental et la tension contemporaine entre accumulation et dépouillement. Il n'est pas le centre de l'exposition : il en est la racine. SCÉNOGRAPHIE Le visiteur ne regarde pas l'exposition. Il la traverse. Un premier espace — le Dédale — le plonge dans un labyrinthe de réfrigérateurs évidés, de barricades de chantier et de gabions remplis de fossiles contemporains : écrans, plastiques, fragments de notre consommation ordinaire. Tout est visible, rien n'est accessible. Puis la ligne de fracture : un passage étroit ouvre sur le Sanctuaire, où l'espace se dilate et les œuvres des artistes apparaissent dans la lumière. Le choc entre les deux zones est le cœur de l'expérience — le passage physique de la saturation à l'ouverture, de la peur du vide à la possibilité de l'habiter. Le dispositif est modulaire, conçu pour s'adapter à des salles de 200 à 400 m² tout en conservant son impact. ITINÉRANCE Horror Vacui est conçu dès l'origine comme un projet itinérant. L'exposition circulera dans des centres d'exposition et des musées à travers le Québec entre 2027 et 2029, chaque présentation enrichie d'un artiste d'ancrage local et d'une programmation de médiation adaptée au milieu. Des démarches sont en cours auprès de plusieurs lieux d'accueil. La scénographie modulaire — réfrigérateurs, barricades, gabions, cimaises — voyage avec l'exposition ; le commissaire supervise chaque montage et assure une visite inaugurale dans chaque lieu. INSTITUTIONS D'ACCUEIL Horror Vacui s'inscrit dans des lieux institutionnels professionnels — centres d'exposition reconnus, musées régionaux et métropolitains — dont les équipes techniques, les infrastructures d'éclairage et les conditions de conservation permettent de déployer le dispositif scénographique dans toute son ampleur. La Fondation fournit l'intégralité du matériel scénographique et des œuvres ; l'institution met à disposition ses cimaises, son gril technique et son expertise locale. Cette complémentarité produit, dans chaque salle, une expérience calibrée au lieu tout en restant fidèle au propos curatorial. (Oeuvre de Marie-Josée Gustave et de Gérald Parent , exposition Couples artistes 2024 ) MÉDIATION NUMÉRIQUE Chaque artiste bénéficie d'un dispositif de médiation intégré à l'exposition, offrant un portrait approfondi — sa démarche, son parcours, l'ensemble de son œuvre au-delà de la pièce exposée. Des capsules vidéo du commissaire et des artistes, des projections en salle et un documentaire prolongent l'expérience sur les plateformes numériques. L'ensemble du contenu — vidéo, photographie, textes — est produit par la Fondation et mis à disposition de chaque institution pour alimenter ses propres canaux de communication. MÉDIATION CULTURELLE La médiation d'Horror Vacui n'explique pas les œuvres — elle crée les conditions pour que la rencontre ait lieu. Le programme se déploie sur plusieurs registres : visites commentées par le commissaire, ateliers de création à partir de matières trouvées, rencontres avec les artistes, conférences publiques. Un dossier pédagogique arrimé au Programme de formation de l'école québécoise ouvre des passerelles naturelles vers les arts plastiques, l'éthique, la philosophie et les sciences. Pour les milieux communautaires et les organismes de soutien psychosocial, le propos de l'exposition — le rapport au vide, au deuil, à la transformation — offre un terrain de résonance particulièrement porteur. Chaque programme est conçu en concertation avec l'institution d'accueil, qui connaît ses publics mieux que quiconque. Ce projet se construit maintenant. → Horror Vacui

  • Mentions légales | Fond Jordi Bonet

    Mentions légales du site de la Fondation Jordi Bonet. Organisme de bienfaisance enregistré, droits d'auteur, responsabilité et conditions applicables au contenu du site. MENTIONS LÉGALES Identité de l'organisme : Fondation Jordi Bonet Organisme à but non lucratif constitué en vertu des lois du Québec. Numéro d'entreprise du Québec (NEQ) : 1146725461 Numéro d'organisme de bienfaisance enregistré (ARC) : 858611346RR0001 Directeur général et responsable du contenu éditorial Laurent Bonet laurent.bonet.fjb@gmail.com Hébergement du site Wix.com Ltd. 40 Namal Tel Aviv St., Tel Aviv 6350671, Israël wix.com Propriété intellectuelle L'ensemble du contenu de ce site — textes, photographies, vidéos, éléments graphiques, logo — est la propriété de la Fondation Jordi Bonet ou de ses auteurs respectifs, et est protégé par les lois canadiennes et internationales sur le droit d'auteur. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans autorisation écrite préalable. Les œuvres d'art reproduites sur ce site demeurent la propriété intellectuelle de leurs auteurs. Limitation de responsabilité : La Fondation Jordi Bonet s'efforce d'assurer l'exactitude des informations publiées sur ce site, mais ne peut en garantir l'exhaustivité ni l'absence d'erreurs. La Fondation décline toute responsabilité quant aux dommages directs ou indirects résultant de l'accès au site ou de l'utilisation de son contenu. Les liens vers des sites tiers sont fournis à titre informatif et n'engagent pas la responsabilité de la Fondation.Droit applicable Le présent site et son utilisation sont régis par les lois du Québec et les lois fédérales du Canada qui s'y appliquent. Tout litige sera soumis aux tribunaux compétents du district de Montréal.

  • Conditions d'utilisation | Fond Jordi Bonet

    Conditions d'utilisation du site de la Fondation Jordi Bonet : droits d'auteur, protection des données personnelles et utilisation du contenu. Conforme au droit québécois. CONDITIONS D'UTILISATION Dernière mise à jour : 19 février 2026 En accédant au site fondationjordibonet.info (le « site »), vous acceptez les présentes conditions d'utilisation. Si vous ne les acceptez pas, veuillez cesser d'utiliser le site. Objet du site Le site de la Fondation Jordi Bonet a pour objet de présenter la mission, la programmation, les projets et les activités de la Fondation, ainsi que de permettre les dons, les adhésions, les inscriptions aux événements et l'abonnement aux communications. Utilisation acceptable Vous vous engagez à utiliser ce site à des fins licites et conformes aux présentes conditions. Il est interdit de reproduire, modifier, distribuer ou exploiter commercialement le contenu du site sans autorisation écrite préalable ; d'utiliser le site d'une manière susceptible de l'endommager, de le désactiver ou de nuire à son fonctionnement ; de collecter des données personnelles d'autres utilisateurs. Dons et transactions Les dons effectués via le site sont traités par des prestataires de paiement sécurisés. Les reçus officiels aux fins d'impôt, le cas échéant, sont émis conformément aux exigences de l'Agence du revenu du Canada. Les dons sont définitifs et non remboursables, sauf erreur manifeste. Propriété intellectuelle L'ensemble du contenu du site est protégé par le droit d'auteur. Les conditions détaillées figurent dans les Mentions légales. Liens externes Le site peut contenir des liens vers des sites tiers. La Fondation n'exerce aucun contrôle sur ces sites et décline toute responsabilité quant à leur contenu ou leurs pratiques en matière de confidentialité. Limitation de responsabilité Le site est fourni « tel quel ». La Fondation ne garantit pas que le site sera exempt d'interruptions ou d'erreurs. La Fondation décline toute responsabilité quant aux dommages résultant de l'utilisation ou de l'impossibilité d'utiliser le site. Modifications La Fondation se réserve le droit de modifier les présentes conditions à tout moment. La version en vigueur est celle publiée sur le site à la date de votre visite. Droit applicable et juridiction Les présentes conditions sont régies par les lois du Québec et les lois fédérales du Canada. Tout litige sera soumis aux tribunaux compétents du district de Montréal. Contact Pour toute question relative aux présentes conditions, écrivez à laurent.bonet.fjb@gmail.com . 659, Cardinal, Mont-Saint-Hilaire J3H3Z4 Q.C.

  • Politique de confidentialité | Fond Jordi Bonet

    Politique de confidentialité de la Fondation Jordi Bonet. Collecte de données, protection des renseignements personnels et droits des utilisateurs. Conforme au droit québécois. POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ 1. POLITIQUE DE CONFIDENTIALIT Dernière mise à jour : 19 février 2026 La Fondation Jordi Bonet (« nous ») s'engage à protéger vos renseignements personnels conformément aux lois applicables, notamment la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (Loi 25). Responsable de la protection des renseignements personnels (RPRP) Laurent Bonet, Directeur général Courriel : laurent.bonet.fjb@gmail.com Adresse : Fondation Jordi Bonet, Mont-Saint-Hilaire (Québec), Canada Renseignements que nous recueillons Identité et contact : nom, courriel, téléphone, adresse postale. Dons et transactions : montants, préférences fiscales, historique des interactions. Communications : abonnements, réponses à nos formulaires, inscriptions à des activités. Données techniques (collecte automatique) : adresse IP, type d'appareil et de navigateur, pages consultées, durée de visite, source de référence (via cookies et mesures d'audience). Pour les mineurs de moins de 14 ans, le consentement du titulaire de l'autorité parentale est requis. Finalités et bases légales Nous utilisons vos renseignements pour gérer vos dons, reçus officiels, adhésions et inscriptions (exécution de services et obligations légales) ; communiquer sur nos activités, ateliers, événements et campagnes (consentement, retrait possible à tout moment) ; améliorer nos services et notre site (intérêt légitime : statistiques, sécurité) ; répondre à vos demandes. Certaines communications sont transactionnelles (confirmation, reçu fiscal) et ne sont pas soumises au désabonnement. Témoins (cookies) et analytique Nous utilisons des cookies pour faciliter la navigation, personnaliser l'expérience et mesurer l'audience. Vous pouvez les gérer via les paramètres de votre navigateur. Un bandeau de consentement s'applique aux cookies non essentiels lors de votre première visite. Partage et transferts Nous ne vendons pas vos renseignements. Nous les partageons uniquement avec nos fournisseurs de services (traitement de paiements, hébergement, infolettre, formulaires, analytique), liés par des engagements de confidentialité, et avec les autorités si la loi l'exige ou pour protéger nos droits. Vos données peuvent être hébergées ou accessibles hors du Québec ou du Canada. Avant tout transfert, nous évaluons la protection offerte par le pays destinataire ou mettons en place des sauvegardes contractuelles adéquates. Sécurité Nous appliquons des mesures administratives, techniques et physiques proportionnées aux risques (contrôle d'accès, chiffrement en transit, sauvegardes). En cas d'incident de confidentialité présentant un risque sérieux de préjudice, nous notifierons la Commission d'accès à l'information du Québec et les personnes concernées. Conservation Dossiers de dons et comptabilité : 7 ans (exigences légales). Infolettre : jusqu'au désabonnement. Inscriptions et relations : durée du programme plus 24 mois. À l'échéance, suppression ou anonymisation sécurisée. Vos droits Vous pouvez accéder à vos renseignements, les corriger, retirer votre consentement, vous opposer à certains traitements, demander la portabilité dans un format technologique structuré, et vous désabonner de nos communications. Pour exercer vos droits, écrivez au RPRP à l'adresse indiquée ci-dessus. Si une réponse ne vous satisfait pas, vous pouvez porter plainte à la Commission d'accès à l'information du Québec (CAI). Communications électroniques (LCAP) Nous envoyons des messages commerciaux avec votre consentement explicite. Chaque message comprend un lien de désabonnement fonctionnel. Les messages purement transactionnels ne sont pas soumis au consentement promotionnel. Modifications Nous pouvons mettre à jour cette politique. La date de mise à jour sera modifiée en conséquence et, en cas de changement important, un avis sera publié sur le site. Contact : laurent.bonet.fjb@gmail.com

  • À propos | Fond Jordi Bonet

    Organisme de bienfaisance fondé en 1997, la Fondation Jordi Bonet crée des expositions thématiques d'art contemporain au Québec. Mission, valeurs et engagement pour l'éducation artistique. MISSION La Fondation Jordi Bonet produit et diffuse des expositions d'art contemporain à travers le Québec. Fondée en 1997 pour perpétuer l'héritage de Jordi Bonet (1932–1979) — muraliste, sculpteur et figure majeure de l'art public au Canada —, elle a relancé ses activités de programmation en 2023 sous la direction artistique de Laurent Bonet. La Fondation conçoit des projets curatoriaux itinérants, des encans-bénéfice à portée curatoriale et des programmes de médiation culturelle. Sa programmation se déploie autour de trois axes : l'économie de la matière, le rapport au vivant et le développement de l'intelligence émotionnelle par la pratique artistique. Depuis 2023, elle a engagé plus de 170 artistes professionnels, présenté des expositions dans des lieux institutionnels reconnus et maintenu une fréquentation moyenne de plus de 300 visiteurs par jour d'exposition. La Fondation respecte intégralement les barèmes CARFAC-RAAV et reverse aux artistes une part significative des ventes réalisées lors de ses encans-bénéfice. Ce n'est pas une politique — c'est une position : nous existons par les artistes et pour eux. JORDI BONET A IMAGINÉ Jordi Bonet a imaginé cette fondation en 1978, un an avant sa mort. Le projet est resté en dormance pendant près de deux décennies, jusqu'à ce que son épouse Huguette Bouchard Bonet entreprenne de le raviver en 1997. Un nouveau chapitre s'ouvre en 2017, lorsqu'un cercle de proches se mobilise autour d'Huguette et de ses enfants. Mais c'est en 2023 que la Fondation entre dans sa phase active : quatre expositions, deux encans-bénéfice, des médiations, des ateliers, plus de 200 artistes impliqués, des milliers de visiteurs. Ce qui distingue la Fondation n'est pas sa structure familiale — c'est ce que cette structure rend possible. La proximité avec l'héritage de Jordi Bonet n'est pas une posture de conservation : elle nourrit une liberté de programmation que les structures plus conventionnelles ne permettent pas toujours. DIRECTION ET GOUVERNANCE Laurent Bonet — Directeur général et commissaire Geneviève Bonet — Chargée du financement CONSEIL D'ADMINISTRATION Sonia Bonet, présidente Geneviève Bonet, vice-présidente Micheline Brunelle, administratrice Alexandre Masino, administrateur (artiste en arts visuels) Claude Vallée, administrateur (professeur) Laurent Bonet, administrateur APPEL DE CANDIDATURE La Fondation Jordi Bonet entre dans une phase de développement marquée par l'élargissement de sa programmation curatoriale et le déploiement de projets itinérants à l'échelle nationale. Pour accompagner cette croissance, la Fondation souhaite accueillir un nouveau membre à son conseil d'administration. Nous recherchons des profils de haut calibre dont l'expertise renforcera la capacité stratégique du conseil, notamment dans les domaines suivants : droit ou notariat, développement philanthropique et recherche de financement, ou gouvernance au sein d'institutions culturelles reconnues. Les administrateurs siègent à titre bénévole. La Fondation offre en retour un engagement au cœur d'un projet curatorial en pleine expansion, porté par une équipe dont l'exigence artistique n'a d'égale que l'ambition institutionnelle. Pour manifester votre intérêt, écrivez à info@fondationjordibonet.info . Sonia Bonet Présidente sonia@fondationjordibonet.info Geneviève Bonet Vice-présidente gbonet@attrix.com Laurent Bonet Directeur général et commissaire laurent.bonet.fjb@gmail.com Micheline Brunelle Administratrice Alexandre Masino Administrateur Claude Vallée Administrateur TROIS ANS DE PROGRAMMATION 2023 2024 2025 2023 — Année fondatrice Lancement de la programmation active de la Fondation avec trois projets majeurs : l'exposition Devenir comme l'arbre réunissant 15 artistes au Jardin Daniel A. Séguin. Le Land Art Urbain, sous la présidence d'honneur de Marc Séguin, jumelant 10 artistes professionnels à des étudiants en horticulture de l'ITAQ pour la création de sculptures éphémères in situ Une médiation par le geste qui a attiré plus de 2 000 visiteurs lors des Journées de la culture ; et l'encan-bénéfice Je donne pour les arts, rassemblant 61 artistes sous la présidence de Mathieu Laca. DEVENIR COMME L'ARBRE LAND-ART URBAIN MÉDIATION 2023 2024 — Élargissement Exposition Couples Artistes au Manoir Rouville-Campbell — résidence historique de Jordi et Huguette Bonet — réunissant 21 couples d'artistes et plus de 1 000 visiteurs en trois jours. Encan-bénéfice Constellation réunissant plus de 80 artistes autour d'une double filiation — Jordi Bonet i Godó, sculpteur et muraliste, et Jordi Bonet Armengol, architecte en chef de la Sagrada Família — chaque œuvre mise en dialogue avec cet héritage commun. Médiation culturelle à la Maison Villebon de Beloeil autour de l'héritage de Jordi Bonet. Participation au Festival Kaput. Production d'un court documentaire vidéo sur les activités de la Fondation. COUPLES ARTISTES ENCAN 2024 ACTIVATION 2025 2025 — Consolidation curatoriale Exposition Dévoiler le potentiel de la matière, commissariée pour la MRC de La Vallée-du-Richelieu au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire : 13 artistes, matériaux détournés des écocentres, près de 1 000 visiteurs. Soirée d'activation publique avec panel animé par Émilie Perreault en présence de Simon Paré-Poupart, Raphaëlle de Groot, Lucie Sauvé et Ginette Bureau. Ateliers de médiation Émotions en matière avec Geneviève LeBel tout au long d'octobre, suivis d'une exposition des œuvres des participants à la Gare de Mont-Saint-Hilaire en janvier 2026. Production d'un documentaire de 35 à 40 minutes autour de l'exposition et de sa démarche curatoriale. DÉVOILER LE POTENTIEL DE LA MATIÈRE ÉMOTION EN MATIÈRE

  • Jordi Bonet (1932-1979) | Art contemporain Fondation Jordi Bonet

    Jordi Bonet (1932-1979), muraliste et sculpteur catalan-québécois, pionnier de l'art public au Canada. Découvrez l'homme, l'oeuvre et l'héritage qui fondent la mission de la Fondation. JORDI BONET Barcelone, 1932 — Mont-Saint-Hilaire, 1979 Peintre, muraliste, céramiste, sculpteur. Jordi Bonet a passé vingt-cinq ans à inscrire l’art dans les lieux où les gens vivent, travaillent et se rassemblent. Plus de cent murales au Québec, au Canada, aux États-Unis et dans le monde. Des œuvres dans le béton, l’aluminium, le bronze, la céramique et le verre. Mais au-delà de l’œuvre monumentale, c’est la force intérieure de l’homme qui a marqué la mémoire des Québécois : une authenticité radicale, un courage sans calcul, et la conviction que l’art appartient à tous. UN ENFANT DE CATALOGNE Jordi Bonet naît à Barcelone le 7 mai 1932, dans une famille cultivée. Son père, le médecin Pedro Bonet, l’emmène dès l’enfance sur les traces de l’art roman catalan, des cathédrales gothiques et de l’architecture visionnaire d’Antoni Gaudí. Son oncle, l’architecte Luis Bonet Garí, a travaillé avec Gaudí à la Sagrada Familia. C’est dans cet univers — la pierre, la lumière, les formes anciennes — que l’artiste se forme avant même de le savoir. À sept ans, un accident lui enlève le bras droit. À neuf ans, il expose ses premiers dessins dans la maison familiale de la Rambla de Catalunya. La Catalogne est aussi un lieu de violence : la guerre civile espagnole marque son enfance de scènes que l’on n’oublie pas. Ces deux réalités — la beauté et la brutalité — ne le quitteront jamais. « Les randonnées que je faisais avec mon père, à la recherche d’un bout de céramique romaine, avaient alors pour moi un goût de lumière. » — Jordi Bonet ARRIVER AU QUÉBEC, TOUT RECOMMENCER En 1954, à vingt-deux ans, Jordi Bonet quitte Barcelone pour le Canada. Il arrive à Trois-Rivières avec une quinzaine de tableaux dont le plus grand mesure 18 par 20 pouces. Il ne connaît personne, ou presque. Très vite, il se lie avec des personnalitiés locales et présente sa première exposition dès l’année suivante à l’Hôtel de ville de Trois-Rivières, avec Maurice Duplessis comme président d’honneur. Il s’installe ensuite à Montréal, dans le sous-sol d’un ami médecin qui lui prête l’espace pour un premier atelier. Il découvre la céramique avec Jean Cartier, la magie du four. Il expose aux côtés de Jean-Paul Riopelle au Musée des beaux-arts de Montréal. Il accepte tous les travaux — chemins de croix, comptoirs de cuisine, bases de lampe — pour apprendre et pour vivre. Pas de hiérarchie entre l’art noble et l’art utile. Tout est matière à créer. « Tout ce que mes confrères artistes dédaignaient faire, convaincus de leur intégrité, j’allais le faire. Pour apprendre et pour gagner ma vie. » — Jordi Bonet Épouse Huguette Bouchard en 1956. De leur union naîtront trois enfants : Laurent, Stéphane et Sonia. L’ART APPARTIENT À TOUS Les années 1960 marquent un tournant décisif. Jordi Bonet refuse le circuit fermé des galeries. Il veut que l’art soit là où les gens sont : dans les rues, les écoles, les moyens de transport, les lieux de culte. Il devient l’un des premiers artistes au Québec à consacrer l’essentiel de sa pratique à l’art public — et il le fait avec une énergie et une envergure que personne n’avait encore déployées ici. En vingt ans, il réalise plus de cent murales, d’abord en céramique et en béton, puis en aluminium et en bronze. De Montréal à New York, de Chicago à Vancouver, de Philadelphie au Sierra Leone. Parmi ses œuvres les plus célèbres : la murale Hommage à Gaudí à la Place des Arts de Montréal, la verrière de la chapelle de l’aéroport John F. Kennedy à New York, les céramiques de la station de métro Pie-IX, et la murale du Centre national des Arts à Ottawa. « Il faut que l’art finisse par faire partie de chacun des lieux que nous occupons, des objets que nous utilisons, qu’il commence à déborder des toiles pour s’étendre… » — Jordi Bonet Comme le souligne l’historienne de l’art Louise Déry, Bonet venait de la tradition catalane et n’avait pas peur de la monumentalité. Il a trouvé au Québec — dans l’effervescence de la Révolution tranquille — un terrain où cette ambition pouvait s’enraciner. Son œuvre, dit-elle, sera toujours lue à travers cet engagement dont il n’a jamais dérogé. LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC ET LA PHRASE QUI A SECOUÉ LE QUÉBEC En 1969, Jordi Bonet reçoit la commande de créer une murale monumentale pour le Grand Théâtre de Québec. L’œuvre, de 1 100 mètres carrés, décline trois thèmes : la mort, l’espace et la liberté. C’est un grand récit d’humanité sculpté dans le béton. Sur la murale, Bonet grave une phrase de son ami poète Claude Péloquin : « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ! C’est assez ! » Le scandale est immédiat. Pétitions, débats à l’Assemblée nationale, couverture médiatique intense pendant près de deux ans. L’écrivain Roger Lemelin demande le retrait de la phrase. Le milieu artistique se mobilise pour la défendre. Aujourd’hui, cette phrase fait partie de la mémoire collective québécoise. Elle incarne un moment où l’art a osé parler la langue du peuple dans un lieu de prestige — un geste d’une audace que l’on mesure encore. Bonet sort de cette aventure épuisé, mais convaincu. « Notre rôle est aussi d’être les témoins de notre civilisation inquiétante. Nos œuvres doivent dire nos espoirs et nos aspirations. » — Jordi Bonet MONT-SAINT-HILAIRE ET LES DERNIÈRES ANNÉES En 1969, Jordi Bonet achète le Manoir Rouville-Campbell à Mont-Saint-Hilaire, un bâtiment abandonné qu’il entreprend de restaurer. Le manoir devient son atelier, son lieu de vie, son espace de transmission. C’est là qu’il s’ancre pour les dix dernières années de sa vie. En 1971, la mort accidentelle de son fils Stéphane le dévaste. Il délaisse progressivement les murales pour des œuvres plus intimes — des sculptures en aluminium, des dessins, une quête plus spirituelle. En 1973, on lui diagnostique une leucémie. Les médecins lui donnent un mois à vivre. Mais Jordi Bonet crée pendant six ans encore. Il fonde le Groupe Para en 1975, élabore un manifeste d’art para-réaliste, commence son testament artistique — Le livre des naissances — et entreprend un retable pour la chapelle du Sacré-Cœur à Montréal, qu’il ne terminera pas. Il enseigne, accueille des artistes dans son atelier du manoir, transmet tout ce qu’il peut. Il s’éteint le 25 décembre 1979, à quarante-sept ans. UN HÉRITAGE VIVANT Ce qui rend Jordi Bonet irréductible à un résumé biographique, c’est la cohérence absolue entre sa vie et son œuvre. Un homme amputé d’un bras qui crée des murales de mille mètres carrés. Un immigrant catalan qui s’enracine au Québec au point d’en devenir l’un des artistes les plus emblématiques. Un homme condamné par la maladie qui crée jusqu’au dernier jour. Son héritage ne se mesure pas seulement en œuvres. Il se mesure dans une idée : que l’art n’est pas un privilège mais un besoin vital, qu’il doit être partout où les humains se rassemblent, et que la création est à la portée de chacun. C’est cette conviction qui anime aujourd’hui la Fondation Jordi Bonet. Dirigée par son fils Laurent Bonet, la Fondation prolonge le geste de l’artiste : amener l’art contemporain dans les communautés, transformer les matières délaissées en œuvres, ouvrir des espaces de création là où on ne les attend pas. « La vie est d’une infinie richesse dépassant les apparences. Il y a des formes, des sons, des couleurs, des mots dont la signification au-dessus de nous est tellement puissante que, si nous nous ouvrons à ceux-ci, ils deviennent un lien entre nous et l’au-delà, entre nous et un mouvement de notre âme. » — Jordi Bonet Repères Œuvres majeures • Murale du Grand Théâtre de Québec (1969) — 1 100 m², béton sculpté, trois thèmes : la mort, l’espace, la liberté • Hommage à Gaudí, Place des Arts, Montréal • Céramiques de la station de métro Pie-IX, Montréal • Verrière de la chapelle, Aéroport John F. Kennedy, New York (Terminal 4) • Murale du Centre national des Arts, Ottawa • Amor ?, hommage à Gaudí (première œuvre d’envergure) • La famille inuite, Hôpital Charles S. Curtis, Terre-Neuve-et-Labrador (1967) • Résurgence, dernière murale, Oceanic Plaza, Vancouver (1979) • Inoxydables, livre d’artiste avec Claude Péloquin Collections Musée national des beaux-arts du Québec (24 œuvres), Musée des beaux-arts de Montréal, Musée d’art de Mont-Saint-Hilaire, Musée Pierre-Boucher, MA Musée d’art de Rouyn-Noranda, Musée des beaux-arts de Sherbrooke, Musée Louis-Hémon. Distinctions • Prix de dessin, Salon du printemps, Musée des beaux-arts de Montréal (1958) • Prix d’excellence, Institut royal d’architecture du Canada (1965) • Membre associé, Académie royale des arts du Canada (1966) • Membre, Association des artistes professionnels du Québec (1966) • Professeur d’art, École d’Architecture, Université de Montréal (1966) • Pont Jordi-Bonet (autoroute 116, Mont-Saint-Hilaire) Ressources • jordibonet.info — Site dédié à l’artiste (biographie complète, chronologie, liste des murales) • Application JORDI — Visite interactive de la murale du Grand Théâtre de Québec • Jacques Folch-Ribas, Jordi Bonet, Le Signe et la Terre (1964) • Jacques de Roussan, Jordi Bonet (Éditions Marcel Broquet, 1986) • Art Public Montréal — artpublicmontreal.ca/artiste/bonet-jordi • Musée national des beaux-arts du Québec — mnbaq.org • Répertoire du patrimoine culturel du Québec — patrimoine-culturel.gouv.qc.ca Le site officiel de Jordi Bonet

  • Sculpteur architecte 2024 | Fond Jordi Bonet

    Sculpteur architecte (2024) : la rencontre de deux cousins portant le même nom — Jordi Bonet i Godo, sculpteur, et Jordi Bonet i Armengol, architecte en chef de la Sagrada Familia de Barcelone. UNE CONSTELLATION (ENCAN 2024) Commissaire : Laurent Bonet Il arrive que deux trajectoires, nées du même nom et du même sang, tracent dans le siècle des lignes parallèles qui ne se croisent jamais — et pourtant se répondent en permanence. Jordi Bonet i Godó et Jordi Bonet Armengol sont de ces créateurs dont l'œuvre forme, à distance, un seul geste prolongé : celui de donner à la matière la charge de ce qui la dépasse. Pour l'édition 2025 de notre encan-bénéfice, j'ai souhaité proposer une lecture singulière des œuvres réunies cette année. Non pas un thème imposé, mais une grille de lecture — une fréquence, presque — traversée par l'héritage de ces deux cousins liés par le nom, la vision, et la quête de transcendance dans l'art. Deux Jordi, un même souffle Jordi Bonet i Godó, muraliste, sculpteur et pionnier de l'art public au Canada, fut l'un de ces artistes rares capables d'inscrire dans la matière brute un souffle spirituel, une présence. Son œuvre, profondément enracinée dans la modernité québécoise et l'expression du sacré dans l'espace public, ne décorait pas les lieux : elle les fondait. Chaque mur devenait sous ses mains un seuil entre le visible et ce qui travaille en dessous — la mémoire, la douleur, l'élan vers quelque chose de plus grand que soi. Son cousin, Jordi Bonet Armengol, architecte en chef de la Sagrada Família à Barcelone de 1987 à 2012, a poursuivi pendant un quart de siècle l'œuvre monumentale et organique de Gaudí. Là où le premier taillait dans la pierre pour y loger le sacré, le second architecturait l'invisible, tendant chaque voûte, chaque colonne vers le haut — vers cette lumière que la structure ne contient pas mais qu'elle rend possible. Deux gestes. Deux disciplines. Une même conviction : que l'art n'orne pas le monde, il le fonde. Une constellation Cette exposition-encan devient ainsi une constellation d'œuvres contemporaines éclairées par cette double présence. Plus de quatre-vingts artistes d'ici ont généreusement répondu à l'appel, chacun et chacune portant en soi une voix unique, mais résonnant — d'une manière ou d'une autre — avec cette grande filiation. Il ne s'agit pas de filiation stylistique. Aucune des œuvres ici réunies ne cherche à imiter ni à prolonger la manière de l'un ou l'autre Bonet. Ce qui les relie est plus profond et plus libre : c'est cette intuition partagée que la forme, lorsqu'elle est juste, ouvre un passage. Que le geste artistique, lorsqu'il atteint sa nécessité, cesse d'être expression personnelle pour devenir lieu — un lieu où le regardeur, à son tour, peut entrer. Réalisation : Alain Belhumeur (Animavision)

  • Fondation Jordi Bonet | Art contemporain

    Soirée VIP et activation publique de l'exposition Dévoiler le potentiel de la matière (2025). Panel animé par Émilie Perreault. Fondation Jordi Bonet. UNE ACTIVATION EXEMPLAIRE Quand l'exposition devient lieu de convergence La MRC de La Vallée-du-Richelieu ne s'est pas limitée à produire une exposition. Autour de Dévoiler le potentiel de la matière, elle a conçu une véritable activation culturelle — une programmation événementielle qui a transformé le vernissage en plateforme de maillage entre les milieux artistique, entrepreneurial, institutionnel et citoyen. La soirée VIP du 20 novembre 2025, tenue au Centre civique de Mont-Saint-Hilaire en marge de l'exposition au Musée des beaux-arts, a pris la forme d'un 5 à 7 structuré en deux temps : une visite médias exclusive de l'exposition à 17 h, suivie d'un panel public animé par l'autrice et journaliste Émilie Perreault, réunissant Simon Paré-Poupart (auteur d'Ordures!, invité d'honneur), l'artiste internationale Raphaëlle de Groot, la professeure et fondatrice du Centr'ERE Lucie Sauvé, ainsi que Ginette Bureau, présidente du Comité 21 Québec. Ce format de panel — croisant une voix terrain (le vidangeur-auteur), une voix artistique, une voix académique et une voix de gouvernance en développement durable — a généré un espace de dialogue rare, où la question écologique n'était pas traitée en silo mais comme un enjeu transversal, ancré simultanément dans le geste, la pensée et l'action collective. Pour les entreprises et partenaires présents, la soirée a offert une occasion de réseautage à forte valeur ajoutée. Contrairement aux cocktails de circonstance, l'événement proposait un contenu substantiel — un cadre de réflexion partagé autour de l'économie circulaire, de la revalorisation des matières et de la responsabilité écologique — qui a permis aux acteurs économiques régionaux de se positionner non pas simplement comme commanditaires, mais comme participants actifs d'une conversation culturelle à portée sociale. La présence de Desjardins, Caisse Beloeil–Mont-Saint-Hilaire, témoigne de cet ancrage : un partenariat fondé sur des valeurs communes plutôt que sur une visibilité de surface. Pour le public, l'activation a permis d'accéder à un niveau de lecture que l'exposition seule n'offre pas. Le croisement des perspectives — le savoir incarné de celui qui manipule les déchets au quotidien, le regard critique de l'artiste, la rigueur de la chercheuse, la vision systémique de la gouvernance — a enrichi l'expérience de visite et transformé le spectateur en interlocuteur. L'événement a ainsi rempli une fonction de médiation culturelle au sens fort : non pas vulgariser un contenu, mais créer les conditions d'une rencontre entre des intelligences habituellement cloisonnées. Avec près de 1 000 visiteurs en trois jours d'ouverture, Dévoiler le potentiel de la matière a démontré qu'une programmation événementielle bien conçue amplifie considérablement la portée d'une exposition — tant en termes de fréquentation que de profondeur d'engagement. Pour la MRC de La Vallée-du-Richelieu, cette activation constitue un modèle reproductible : la preuve qu'une entente de développement culturel, lorsqu'elle laisse place à l'intelligence curatoriale, peut produire des retombées qui dépassent largement le cadre de la diffusion artistique pour irriguer le tissu social et économique d'un territoire. La Fondation Jordi Bonet remercie chaleureusement Desjardins — Caisse de Beloeil-Mont-Saint-Hilaire — pour son soutien essentiel à la réalisation de notre mission. LaA SOIRÉE DU 20 NOVEMBRE 2025 Regards croisés Le panel réuni par la MRC de La Vallée-du-Richelieu le 20 novembre 2025 n'a pas été conçu comme une table ronde sur l'environnement. Il a été pensé comme un dispositif de croisement — quatre intelligences distinctes, convoquées pour faire apparaître ce qu'aucune d'entre elles, seule, ne pouvait formuler. Émilie Perreault qui animait la soirée, incarne précisément cette conviction que la culture n'est pas un supplément d'âme mais un levier de transformation. Chroniqueuse aux côtés de Paul Arcand pendant six ans, animatrice d'Il restera toujours la culture sur ICI Première, autrice de Service essentiel, elle a installé les conditions d'un dialogue qui ne se réfugie ni dans l'abstraction ni dans le slogan. Simon Paré-Poupart invité d'honneur, a apporté ce que personne d'autre dans la salle ne pouvait offrir : vingt ans de contact physique avec ce que nous jetons. Sociologue de formation devenu vidangeur par choix, auteur d'Ordures! Journal d'un vidangeur (Lux Éditeur), il incarne un savoir incarné — celui de l'homme qui voit, chaque matin, la face matérielle de nos habitudes de consommation. Sa parole n'est pas celle du militant ; c'est celle du témoin. Raphaëlle de Groot — Prix Sobey pour les arts (2012), représentante du Canada à la Biennale de Venise, artiste dont la pratique se construit toujours à partir d'une rencontre avec un territoire et ses communautés — a déplacé la conversation vers le geste. Sa présence, à la fois comme panéliste et comme artiste exposante, a permis de rendre visible ce que le commissariat proposait comme hypothèse : que l'art ne commente pas la crise écologique, il en travaille les affects. Lucie Sauvé professeure émérite à l'UQAM et fondatrice du Centr'ERE, pionnière de l'éducation relative à l'environnement dans la francophonie, a ancré le dialogue dans une exigence critique. Sa position — refus d'une écologie purement technocratique, insistance sur la justice sociale et la participation citoyenne — a offert au public un cadre pour comprendre que la question du déchet n'est jamais seulement une question de gestion : c'est une question de rapport au monde. Ginette Bureau avocate et biologiste, ex-PDG de RECYC-QUÉBEC pendant plus de cinq ans, présidente de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec de 2015 à 2025, récipiendaire du Prix PDG Vert et de la Médaille Charles III, a apporté la perspective systémique — celle de quelqu'un qui a opéré à l'intérieur des institutions de la transition et qui connaît à la fois leurs capacités et leurs angles morts. Le croisement de ces quatre voix — terrain, création, recherche, gouvernance — a produit exactement ce qu'une programmation événementielle bien conçue rend possible : non pas un consensus, mais une densité de regard. Le public n'a pas assisté à une conférence sur l'environnement ; il a été exposé à quatre manières radicalement différentes de se tenir devant le même problème. C'est cette multiplicité de postures, et non un message unique, qui constitue la véritable médiation culturelle. Site de la MRCVR

  • Couples artistes 2024 | Fond Jordi Bonet

    Couples artistes (2024) : exposition commissariée par Laurent Bonet au Manoir Rouville Campbell. Le couple créateur comme espace de tension et de dialogueartistique. COUPLES ARTISTES 2024 Manoir Rouville-Campbell. Commissaire : Laurent Bonet · Production : Fondation Jordi Bonet Vingt couples d'artistes. Plus de 110 œuvres. Le Manoir Rouville-Campbell — résidence de Jordi et Huguette Bonet de 1969 à 1986 — comme lieu et comme sujet. Couples Artistes prenait pour objet ce que l'histoire de l'art nomme rarement : la création partagée, la négociation quotidienne entre deux subjectivités qui cohabitent dans l'atelier et dans la vie. L'exposition ne proposait pas un inventaire de duos ; elle interrogeait ce qui se produit lorsque deux pratiques — sculpture, peinture, céramique, verre soufflé, art numérique, installation — se frottent l'une à l'autre dans l'espace intime du couple. La scénographie intégrait les voix des artistes eux-mêmes — phrases manuscrites, photographies d'ateliers, témoignages sur la porosité entre vie créatrice et vie commune — transformant le parcours en une traversée à la fois documentaire et sensible. Le choix du Manoir n'était pas anecdotique. Présenter une exposition sur le couple créateur dans le lieu même où Jordi et Huguette Bonet ont vécu et travaillé ensemble revenait à activer la mémoire du bâtiment comme matériau curatorial. Le lieu ne servait pas de décor : il participait au propos. L'événement a accueilli plus de 1 000 visiteurs en trois jours — une fréquentation exceptionnelle qui a confirmé l'appétit du public pour des propositions culturelles ancrées dans le territoire et dans l'expérience humaine. Ce succès a été rendu possible par le soutien de la Ville de Mont-Saint-Hilaire, qui a mis le Manoir à disposition et assuré un appui logistique et financier déterminant, ainsi que par la contribution de nos commanditaires et partenaires. Couples Artistes demeure, pour la Fondation Jordi Bonet, une preuve de concept : la démonstration qu'un projet curatorial exigeant, ancré dans un lieu patrimonial et porté par une collaboration institutionnelle solide, peut rejoindre un large public sans rien céder sur l'intention.

  • Page de remerciement | Fond Jordi Bonet

    Merci Nom du donateur Nous vous sommes très reconnaissants pour votre don généreux de 0 $. Votre numéro de don est le n° 1000. Vous recevrez bientôt un e‑mail de confirmation.

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